Renaud Colin cherche un repre­neur pour Addbike

La société villeurbannaise, qui transforme des vélos en triporteurs, est placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon.

Coup dur pour pour la star­tup Addbike, placée en redres­se­ment judi­ciaire par le tribu­nal de commerce de Lyon. Fondé en 2015 par Renaud Colin qui est égale­ment à l’ori­gine du clus­ter vélo lyon­nais MAD (mobi­lité active & durable), la société villeur­ban­naise de 13 colla­bo­ra­teurs s’est spécia­li­sée dans la custo­mi­sa­tion de vélos « clas­siques » en tripor­teurs urbains (capables de trans­por­ter des enfants, des animaux ou des charges) à l’aide d’un châs­sis pendu­laire doté de deux roues. « La procé­dure inter­vient alors qu’Add­bike est en plein déve­lop­pe­ment. Nous avons enre­gis­tré en 2021 un chiffre d’af­faires de 1,5 million d’eu­ros, en hausse de 60% et nous avons été à l’équi­libre pour la première fois après plusieurs années de pertes », expose Renaud Colin. Et si l’en­tre­prise a « très peu » de dettes four­nis­seurs, elle a contracté, au fil des années depuis sa créa­tion, une dette finan­cière impor­tante.

« Tout remettre à plat »

« Nous sommes dans un métier où nous avons besoin d’énor­mé­ment de tréso­re­rie pour consti­tuer notre stock et les banques ne nous suivaient pas dans le refi­nan­ce­ment. J’ai donc décidé de me tour­ner vers le tribu­nal de commerce pour tout remettre à plat », détaille le diri­geant. Addbike est donc désor­mais à la recherche d’un repre­neur pour repar­tir sur de bonnes bases alors que le marché des tripor­teurs est en plein essor. « L’objec­tif est de trou­ver un parte­naire qui évolue dans le secteur de la mobi­lité – vélo ou auto­mo­bile – et avec lequel des syner­gies sont possibles », pour­suit Renaud Colin qui souhai­te­rait, dans l’idéal, pour­suivre l’aven­ture Addbike auprès des nouveaux action­naires.

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