L’Ordre des Experts-Comp­tables lance l’école de la Profes­sion

A l’initiative de Jacques Maureau, l’Ordre des Experts-Comptables lance l’école de la Profession, pour pallier la pénurie de recrutements de collaborateurs dans le secteur et revaloriser l’image du métier d’expert-comptable.
Jacques MAUREAU Jacques Maureau © DR

L’an­cien vice-président du Conseil Natio­nal de l’Ordre des Experts-Comp­tables et ex-président régio­nal de l’Ordre des Experts-Comp­tables Rhône-Alpes Jacques Maureau a inau­guré ce lundi en compa­gnie d’Odile Dubreuil (l’ac­tuelle prési­dente régio­nale de l’Ordre des Experts-Comp­tables) et Paul Chabrillat (le président de la Commis­sion Attrac­ti­vité de l’Ordre des Experts-Comp­tables en région AuRa) le lance­ment de l’école de la Profes­sion, un label déve­loppé en parte­na­riat avec une ving­taine d’éta­blis­se­ments en Auvergne-Rhône-Alpes (IAE, ESCG, CNAM…) avec pour voca­tion de promou­voir le diplômes d’ex­pert-comp­table : « Nous sommes dans un métier qui recrute et on manque cruel­le­ment de colla­bo­ra­teurs, déplore Jacques Maureau, à l’ini­tia­tive du label. Ce label permet­tra de donner une visi­bi­lité aux métiers et aux carrières de l’ex­per­tise comp­table.  »

« Combattre une image vieillotte »

L’école de la Profes­sion met en avant l’em­ploya­bi­lité du secteur (+6,2% d’em­bauche par an, 1500 postes à pour­voir) et défendent le titre d’ex­pert-comp­table, délaissé par les étudiants : « Nous avons pu mesu­rer la désaf­fec­tion progres­sive pour le métier, on traîne une image vieillotte qui persiste mais on doit la combattre, affirme Jacques Maureau. Notre métier est attrac­tif, évolu­tif et pas si catas­tro­phique dans les condi­tions de rému­né­ra­tion, contrai­re­ment à ce que l’on colporte.  » Mis en cause égale­ment, le manque de forma­tion à la comp­ta­bi­lité en France, car si les écoles de commerces et de marke­ting foisonnent, « il reste encore trop peu d’écoles de comp­ta­bi­lité  » selon Gilles Samama, direc­teur de l’Ecole Supé­rieure de Comp­ta­bi­lité et de Gestion : « Plus il y aura d’écoles qui iront à la rencontre des jeunes, plus il y aura des oppor­tu­ni­tés » conclut-il.
Valen­tine Briant

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