LE MENSUEL DES POUVOIRS LYONNAIS

Fredo : L’idée de Théo Roussely et Thomas Randolph pour des vélos en libre-service dans les petites villes

Publié le 17 août 2023

Le concept À l’instar du Vélo’v à Lyon ou du Vélib’ à Paris, Théo Roussely et Thomas Randolph ont lancé, en 2021, la start-up Fredo,qui met à disposition des petites agglomérations des flottes de vélos en libre-service avec des cadenas connectés, à déverrouiller sur une plateforme en ligne : « Les usagers téléchargent l’application mobile, […]

Le concept

À l’instar du Vélo’v à Lyon ou du Vélib’ à Paris, Théo Roussely et Thomas Randolph ont lancé, en 2021, la start-up Fredo,qui met à disposition des petites agglomérations des flottes de vélos en libre-service avec des cadenas connectés, à déverrouiller sur une plateforme en ligne : « Les usagers téléchargent l’application mobile, se géolocalisent et ils n’ont plus qu’à scanner le QR code du vélo, ça ouvre ensuite le cadenas connecté, explique Thomas Randolph, cocréateur de la start-up. À la fin de leur trajet, ils prennent une photo du vélo accroché au cadenas, car il n’y a pas de bornes fixes, mais simplement des arceaux pour sécuriser le vélo. » Fredo propose sa flotte de vélos à huit collectivités en France, ainsi qu’à des entreprises privées, chacune libre de proposer sa propre tarification : « Vienne Condrieu, par exemple, offre les vingt premières minutes du trajet, puis derrière ça passe à un euro par tranche de 30 minutes. Les entreprises, elles, offrent le service à leurs collaborateurs », détaille Thomas Randolph.

Pourquoi ça va cartonner

Facile d’utilisation et peu encombrant, le système Fredo met à disposition une trentaine de vélos dans chaque agglomération, proposant d’abord une période d’expérimentation de six à douze mois, puis laisse les territoires décider du déploiement du service à plus grande échelle ou tout simplement de son retrait : « Installer la flotte de vélos prend une quinzaine de jours, on ne fait pas intervenir de génie civil et cette flexibilité rassure les élus : ils savent qu’ils ne sont pas dépendants d’un acteur qui installe ses bornes et les laisse mourir. »

Une facilité d’aménagement qui permet aux deux collaborateurs d’élargir leur cible et de proposer leurs services aux acteurs du tourisme, comme les villages vacances ou les campings : « Au lieu d’avoir une personne qui reste de 8 à 17 heures dans un cabanon pour louer des vélos, nous proposons de digitaliser la location», expose Thomas Randolph. Les cocréateurs ont fait un premier test l’été dernier sur un camping ainsi que dans les villes de Bayonne et Anglet, et comptent développer leur service de location sur de nouveaux sites cet été.

L’actu

Comptant au total 400 vélos équipés de cadenas connectés, Fredo souhaite étendre son concept dans plus d’une dizaine de nouvelles villes, ambitionnant de doubler sa flotte d’ici à la fin
de l’année : «On prévoit la mise en place de nouvelles flotte de vélos libre-service. L’objectif est d’arriver à 800 vélos à la fin de l’année, donc il faut qu’on aille vite et qu’on frappe fort.» Les deux cofondateurs prévoient ainsi d’embaucher cinq nouveaux collaborateurs afin de soutenir la croissance de la start-up et d’accélérer le développement commercial : «Ce sera notre gros enjeu pour cette année.»

L’accompagnement

Accompagnés par le centre de l’entrepreneuriat de Lyon, l’incubateur public porté par l’Université de Lyon, Théo Roussely et Thomas Randolph ont rejoint le Réseau Entreprendre du Rhône et ont été soutenus par la Banque Publique d’Investissement, ainsi que par Groupama Rhône-Alpes Auvergne : «Nous avons récemment fait un tour de financement avec Groupama pour financer notre croissance. Ils détiennent désormais 18 % du capital», rapporte Thomas Randolph, qui mise sur un chiffre d’affaires autour de 500 000 euros cette année.

Valentine BRIANT
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