La galaxie de Laurent Abit­bol

Numéro un du voyage en France à la tête du géant Marietton Développement (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 1800 salariés, près de 500 agences) qui détient notamment le géant Havas Voyages, Laurent Abitbol cultive les amitiés de longue date au travail comme à la ville. Une galaxie que sont venus rejoindre quelques nouveaux venus, à l’image de Nicolas Sarkozy.
Laurent Abitbol © Marie-Eve Brouet

Ses frères Arnaud et Stéphane

Arnaud Abit­bol © DR
Stéphane Abit­bol © DR

Fondé par le père et l’oncle de Laurent Abit­bol avec l’ou­ver­ture d’une première agence à Vaise au milieu des années 60, le groupe Mariet­ton reste une aven­ture fami­liale. Le président est entouré de ses deux frères : Arnaud qui dirige le réseau de fran­chises Havas et Stéphane qui s’oc­cupe des clients VIP. «  Ce n’est pas toujours simple de travailler avec ses frères. Mais les rôles sont bien défi­nis, et il n’y a qu’un seul patron, c’est moi », rapporte Laurent Abit­bol.

Sa garde rappro­chée

David Bernin © DR

Direc­teur géné­ral des agences Selec­tour, Auchan Voyages et Carre­four Voyages, David Bernin travaillait au Fish (une adresse bien connue des fêtards lyon­nais au tour­nant des années 2000) lorsqu’il rencontre Laurent Abit­bol. «  David avait toujours le sourire quand il servait les clients et nous sommes deve­nus amis. Et à l’époque où je l’ai engagé, il y a plus de 15 ans, je ne savais pas du tout ce qu’il allait faire dans l’en­tre­prise. » À la tête du réseau Havas Voyages, Chris­tophe Jacquet connaît Laurent Abit­bol depuis les années 80 : « Quand j’avais 20 ans, Chris­tophe en avait 13 et je lui donnais des cours parti­cu­liers de maths. » Après un parcours dans l’uni­vers du luxe (Yves Saint-Laurent, Dior) et de la mode (Ralph Lauren), Chris­tophe Jacquet rejoint le groupe Mariet­ton fin 2018. « Je l’ai engagé parce que c’est mon ami », dit le patron de Mariet­ton.

Le conseiller

Nico­las Sarkozy © DR

Laurent Abit­bol, qui est aussi président de Selec­tour, a d’abord convié Nico­las Sarkozy à animer des confé­rences lors de deux congrès annuels du réseau qui chapeaute 1200 agences de voyage. La première fois à Lyon en 2017, puis à Jéru­sa­lem en 2019.

«  C’est par un ami commun que j’ai pu entrer en contact avec Nico­las Sarkozy. Et je ne fais pas de poli­tique, mais il a fait de véri­tables shows lors de ses confé­rences. Ça se voit qu’il a 40 ans de métier, c’est une bombe ! Et puis il n’était pas cher du tout. » Surtout, le lien est gardé ensuite : « Nico­las m’ap­pelle tous les mois, il me demande comment ça va. Nous nous voyons aussi de temps en temps à Paris. Et depuis deux ans, il est égale­ment conseiller du groupe Mariet­ton », raconte Laurent Abit­bol, qui a même reçu, fin mars, la Légion d’hon­neur des mains de l’an­cien Président de la Répu­blique.

L’ami show­biz

Enrico Macias © DR

Un ami, et même plus que cela : « Enrico Macias, c’est ma deuxième famille. On se voit toutes les semaines », rapporte Laurent Abit­bol, qui invite régu­liè­re­ment le célèbre chan­teur – dont il est fan depuis toujours – à des soirées amicales ou corpo­rate. Couche-tôt qui se lève tous les jours à 5 heures du matin, le voya­giste n’en reste pas moins attiré « depuis très jeune » par le monde du show­biz qu’il fréquente depuis qu’il a endossé la casquette de patron d’Ha­vas Voyages. Le Lyon­nais est ainsi le cofon­da­teur de la société 2A2B qui a notam­ment produit des albums d’En­rico Macias et s’ap­prête à sortir celui de son petit-fils Symon Macias. 

La belle rencontre

Jean-Michel Aulas © DR
Ludi­vine Sapin © Marie-Ève Brouet

Laurent Abit­bol a signé, en 2017, le rachat de l’agence OL Voyages. « J’ai réalisé cette acqui­si­tion pour être fidèle à mes racines lyon­naises et ça a été une belle rencontre avec Jean-Michel Aulas. C’est quelqu’un de très sympa et il m’in­vite tous les étés à Saint-Tropez », complète Laurent Abit­bol, qui appré­cie égale­ment sa compagne, l’ad­mi­nis­tra­trice judi­ciaire Ludi­vine Sapin rencon­trée, elle, lors du dossier de reprise d’agences Thomas Cook en 2019.

Ses copains poli­tiques

« Quand ils commencent à trop parler de poli­tique, je leur dis “stop, arrê­tez” ! », rigole Laurent Abit­bol, qui a plusieurs bons copains enga­gés en poli­tique. À commen­cer par le maire du 6e arron­dis­se­ment, Pascal Blache, rencon­tré au milieu des années 80 sur les bancs de l’école de commu­ni­ca­tion Efap Lyon. Un noyau complété par l’an­cien député et conseiller métro­po­li­tain Emma­nuel Hame­lin, ainsi que le président du dépar­te­ment du Rhône Chris­tophe Guillo­teau. Les compères se retrouvent régu­liè­re­ment autour d’une table et Laurent Abit­bol a de toute façon le mot de fin : «  En France, le vrai pouvoir est écono­mique, pas poli­tique. »

Vincent Leroux © DR

Sa table fétiche

Incon­di­tion­nel de chez Bocuse, Laurent Abit­bol a tissé natu­rel­le­ment des liens avec Vincent Le Roux, le direc­teur du restau­rant Paul Bocuse qui est désor­mais « un ami ». Et c’est peu dire que l’Au­berge de Collonges compte dans la vie de Laurent Abit­bol : c’est en dînant seul, à cette table, qu’il prend toutes les déci­sions impor­tantes du groupe Mariet­ton, comme l’ac­qui­si­tion du géant Havas Voyages, fin 2015.

Gérard Angel © DR

Le complice

L’ami­tié avec le jour­na­liste poli­tique Gérard Angel est aussi de longue date, puisque l’an­cien patron des Potins d’An­gèle était le prof de Laurent Abit­bol à l’Efap. Les deux complices se voient forcé­ment moins ces derniers temps. Laurent Abit­bol travaille plusieurs jours de la semaine à Paris tandis que le jeune retraité Gérard Angel passe, lui, beau­coup de temps sur son bateau. 

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