Eric Carpano fête le cinquan­te­naire de l’Uni­ver­sité Lyon 3

Le président de l’Université Jean Moulin Lyon 3, Eric Carpano, fêtait mardi soir le cinquantième anniversaire de l’université installée sur les berges du Rhône et au cœur de la Manufacture des Tabacs. L’occasion d’évoquer le paysage estudiantin lyonnais.
Eric Carpano Eric Carpano © Alan Thurm

L’Uni­ver­sité Jean Moulin Lyon 3 fête en cette rentrée son 50e anni­ver­saire. Pour l’oc­ca­sion, Eric Carpano, président de l’éta­blis­se­ment, a réuni plus de 200 convives mardi pour une soirée événe­ment dans la cour de la Manu­fac­ture des Tabacs. « Cinquante ans après sa créa­tion, notre univer­sité se porte bien. Elle s’est forgée une iden­tité singu­lière dans un monde univer­si­taire souvent tour­menté par les passions, avec un modèle à part, presque unique, centré sur le droit, le mana­ge­ment et les huma­ni­tés », a confié Eric Carpano, chaleu­reu­se­ment féli­cité par le recteur de l’aca­dé­mie de Lyon Olivier Dugrip, à l’is­sue de son discours.

Plusieurs chefs d’éta­blis­se­ments de la région lyon­naise assis­taient à la céré­mo­nie, à commen­cer par Hélène Surrel (Sciences Po), Emma­nuel Trizac (ENS), Frédé­ric Fotiadu (INSA) ou Pascal Ray (Centrale). « Nous avons rejoint en juin dernier le Collège des Hautes Etudes de Lyon, créé en 2014 par Centrale, l’ENS, Sciences Po, VetA­gro Sup, les Mines Saint-Étienne et le Conser­va­toire Natio­nal Supé­rieur Musique et Danse. C’est stimu­lant de faire partie de cette dyna­mique », a appuyé le président de l’Uni­ver­sité Lyon 3, en fonc­tion depuis janvier 2021.

À lire aussi : Isabelle Huault annonce l’en­­trée d’em­­lyon au capi­­tal d’une école londo­­nienne

Eric Carpano : « Nous ne cher­chons pas à être visibles depuis Shan­ghaï »

Le diri­geant s’est aussi fendu d’un petit tacle appuyé à l’égard de certaines écoles de commerce, bien souvent obnu­bi­lées par les clas­se­ments inter­na­tio­naux : « Nous ne cher­chons pas à être visibles depuis Shan­ghaï, mais d’être utiles à ceux qui ont besoin de nous, et que l’on peut bien accom­pa­gner. » L’Uni­ver­sité Lyon 3, qui s’ap­puie sur le dyna­misme de l’IAE (8 000 étudiants) pour son pôle mana­ge­ment, se trouve aujourd’­hui de plus en plus concur­ren­cée par le déve­lop­pe­ment des « busi­ness schools » dans le paysage lyon­nais. « Il y a plus de monde certes, mais nous avons deux atouts majeurs de notre côté : la première c’est que l’IAE est gratuit, et que nous avons toute cette partie recherche avec 165 ensei­gnants-cher­cheurs à l’IAE », rétorque Eric Carpano.

➔ À lire aussi : Vincent Mange­­ma­­tin prend la direc­­tion de l’Esdes Busi­­ness school

Le chef d’éta­blis­se­ment est aussi revenu sur l’éven­tuelle fusion entre les univer­si­tés Lyon 1 (47 000 étudiants) et Lyon 2 (28 000 étudiants), qui crée­rait un grand ensemble bien supé­rieur à la taille de Lyon 3 (28 000 étudiants, 600 ensei­gnants-cher­cheurs). « Je ne sais pas s’ils vont fusion­ner car le dossier me semble complexe et diffi­cile puisque ce sont deux univer­si­tés avec deux ADN très diffé­rents. Toujours est-il que nous sommes très bien à notre place et qu’il n’y a pas de concur­rence. Notre taille est idéale, nous sommes ici à hauteur d’en­gueu­lade, ce ne serait pas possible avec un immense ensemble. Small is beau­ti­ful ! »

Les festi­vi­tés pour le cinquan­te­naire de l’uni­ver­sité se prolongent jusqu’à mi-novembre avec une série de confé­rences sur l’ac­tua­lité et les ques­tions socié­tales avec François Molins, Corinne Lepage, Brigitte Giraud, Cédric Villani ou Thomas Piketty.

Consent choices
Remonter