Panzani : Albert Mathieu inau­gure « Le Moulin » son nouveau siège lyon­nais

Rachetée en 2021 par le fonds CVC Capital Partners, la célèbre marque de pâtes, sauces et semoules vient de déménager dans le 3e arrondissement de Lyon.
Albert Mathieu coupe le ruban inaugural, entouré de ses collaborateurs (trices). © DR

Les consom­ma­teurs lyon­nais de pâtes, sauces et semoules Panzani savent-ils que le siège de la célèbre marque est instal­lée dans la Capi­tale des Gaules depuis 1967 ? « Panzani, fondée il y a près de 80 ans par Giovanni Panzani, né de parents italiens, est pour­tant une entre­prise française » rappelle Albert Mathieu, PDG de la société.

Une marque dont la popu­la­rité ne s’est jamais démen­tie comme il l’a rappelé, jeudi, en préam­bule de l’inau­gu­ra­tion du nouveau siège : « 85 % des foyers français ont au moins un produit Panzani dans leur placard. Panzani est le leader en France sur le marché des pâtes et des sauces avec 30 % de PDM, et le numéro 1 sur le cous­cous avec 28 %. »

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Son savoir-faire de pastier – semou­lier est aujourd’­hui reconnu dans le monde entier. Pour produire ses pâtes, semoules et sauces, l’en­tre­prise dispose de six sites indus­triels répar­tis entre la région Île-de-France et le dépar­te­ment des Bouches-du-Rhône : trois moulins, deux usines de pâtes et une usine dédiée au cous­cous.

La marque travaille avec 3 000 agri­cul­teurs parte­naires et compte 750 colla­bo­ra­teurs. « Le choix de Lyon pour instal­ler le siège remonte à de nombreuses années » pour­suit Albert Mathieu. Origi­naire des Deux-Sèvres, Giovanni Panzani – qui a choisi de se faire appe­ler Jean – a démé­nagé à Lyon à la fin des années 60. 

Un premier siège à la Croix-Rousse

L’his­toire lyon­naise de la marque a débuté à la Croix-Rousse, puis s’est long­temps prolon­gée rue Boileau dans le 6e arron­dis­se­ment, avant un passage éclair rue Saint-Romain (8e) et enfin aujourd’­hui ce démé­na­ge­ment dans un nouvel immeuble, le « New Age », situé au 141 cours Gambetta dans le 3e arron­dis­se­ment.

À l’en­trée de l’im­meuble, rien n’in­dique que Panzani – qui cultive une certaine discré­tion – a installé son siège ici. La marque occupe les deux derniers étages (2550 m2) d’un bâti­ment à l’ar­chi­tec­ture singu­lière (ancien siège régio­nal d’Orange) qui a été entiè­re­ment réha­bi­lité, et auquel ont été ajou­tées deux tours vitrées.

210 sala­riés y ont démé­nagé à la rentrée. « Suite au rachat de Panzani par CVC Capi­tal Part­ners en 2021, il nous fallait un nouveau nid » justi­fie Albert Mathieu qui a choisi de bapti­ser ce nouveau siège « Le Moulin », symbole des ambi­tions retrou­vées de la marque qui réalise un chiffre d’af­faires de 600 M€ : « Nous voulons que tous les Français puissent manger des pâtes Panzani. »

Sans citer de chiffre, il fixe « un objec­tif de crois­sance respon­sable » pour son entre­prise, rappe­lant que « Panzani est le premier trans­for­ma­teur de blé dur en France. » La marque, qui a par ailleurs besoin de 100 000 tonnes de tomates par an pour produire ses sauces et se sert essen­tiel­le­ment en Espagne et Italie, souhaite déve­lop­per une filière de la tomate trico­lore. Elle s’est fixée l’objec­tif d’avoir 100 % de tomates en filière respon­sable d’ici 2030.

Cyril Michaud
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