Richard Sève, l’épo­pée gour­mande 

Il est l’un des plus célèbres maîtres-pâtissiers et chocolatiers lyonnais. Garant d’un savoir-faire ancestral et star des réseaux sociaux, Richard Sève possède bientôt sept boutiques à Lyon avec l’ouverture de la “petite” dernière (115m2 tout de même) à la Croix-Rousse en novembre. Richard partage sa passion pour la culture cacaoyère à travers diverses activités.
Richard Sève Richard Sève au musée Musco à Limonest © Éline Dany

Sur les traces du cacao 🛫

Quand il n’est pas à Lyon, Richard Sève est en voyage à l’étran­ger à la recherche de cacao. Mexique, Mada­gas­car, les Philip­pines entre autres… Pour lui, chaque voyage est un moment hors du temps. « Ce sont vrai­ment des endroits magiques de par la chaleur, la culture, tout ce qu’il y a là-bas. Nous (avec sa femme Gaëlle Sève), ce qu’on veut c’est ce qu’il y a de meilleur, on visite les plan­ta­tions et systé­ma­tique­ment on dort dans les plan­ta­tions. » Le couple de choco­la­tiers fait trois à quatre voyages par an, le dernier en date était l’Equa­teur. « Ce sont des voyages qui nous permettent de voir plein de choses, qui sortent des sentiers battus, on reste pas mal de temps car à chaque fois il faut aller loin et parfois même les lieux sont souvent compliqués d’ac­cès. » Richard confie même que son prochain « terrain de jeu » sera le Nica­ra­gua.

Immer­sion en tran­sit dans les aéro­ports 📺

Souvent en tran­sit dans le monde entier, Richard Sève a une tech­nique bien connue pour passer le temps : regar­der des séries. Mais, d’une manière assez origi­nale : « À chaque fois que je vais dans un pays, j’es­saye de me mettre dans le “mood” pour mieux comprendre où je vais donc je regarde une série soit tour­née dans le pays soit qui en parle. » Il raconte par exemple qu’un jour sa femme et lui se sont retrou­vés coin­cés en Inde. « On a mis énor­mé­ment de temps pour pouvoir de nouveau décol­ler, les pistes de décol­lage étaient inon­dées, ce jour-là j’ai décidé de mettre une série qui se passait en Inde, et depuis c’est devenu un rituel. »

Les pieds en compote 🏃‍♂️

Entre la pâtis­se­rie et la réflexion pour de nouveaux concepts de gâteaux, le maître choco­la­tier court au mini­mum deux à trois fois par semaine, il est même allé pendant plusieurs années jusqu’aux 42,195 km. « Le premier mara­thon que j’ai fait je me suis dit « s’il n’y en a qu’un à faire c’est celui de New-York ». C’était il y a au moins 15 ans » soupire en riant le choco­la­tier. Il confie main­te­nant, après avoir couru plusieurs mara­thons, faire plutôt des trails, qu’il essaye de program­mer malgré ses contraintes et impé­ra­tifs. « J’avais prévu de faire un trail en Tuni­sie mais il tombe juste avant la St-Valen­tin. Pour un choco­la­tier ce n’est pas possible. »

Bistrot plus que gastro 🍽️

Lorsqu’il s’agit de choi­sir un restau­rant, simpli­cité et authen­ti­cité sont ses maîtres mots. « Si on va au restau­rant c’est pour se nour­rir. Quand c’est trop compliqué, je n’aime pas. Il n’y a pas besoin d’avoir la nappe, la sur-nappe pour qu’au final le plat ne soit pas terrible. Si vous me donniez le choix entre un gastro et un bistrot, je choi­si­rais la formule bistrot sans hési­ter. » tranche-t-il. Son plat favori : la tête de veau, et c’est chez Daniel et Denise qu’il y trouve son bonheur.  

En quête de culture à travers les livres 📕

Richard Sève déve­loppe son amour pour les cultures cacaoyères à travers la lecture, même s’il avoue plutôt lire pendant ses vacances. « Je ne lis pas beau­coup car j’ai tendance à m’en­dor­mir à chaque fois. » Pour­tant en ce moment il s’ef­force à lire Azteca de Gary Jennings. « C’est un livre que tout le monde devrait lire, c’est un roman qui explique la vie des aztèques. On a l’im­pres­sion qu’ils étaient déjà aussi déve­lop­pés que nous à l’époque, voire plus. »

Du Soulages dans ses pâtis­se­ries 🖼️

« Je suis un grand fan de Pierre Soulages. » affirme Richard Sève. Le musée Soulages, situé à Rodez, sa femme et lui l’ont visité en juin, l’un de ses préfé­rés : « la partie sur toutes les pein­tures noires avec beau­coup de matière, j’adore. » Une source d’ins­pi­ra­tion pour le choco­la­tier, connu pour ses créa­tions origi­nales qui confie profi­ter de ses voyages pour visi­ter les musées mais qui n’a jamais mis un pied dans un musée à Lyon.

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