Depuis l’Hô­tel de Ville, le vibrant hommage de Grégory Doucet à Gérard Collomb

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a rendu hommage à Gérard Collomb, ce lundi à la mi-journée dans un discours émouvant. Le cercueil de l’ancien édile est installé jusqu’à mardi soir dans l’atrium de l’Hôtel de Ville.
Hommage à Gérard Collomb cercueil © Ville de Lyon

Lyon rend hommage à Gérard Collomb. L’an­cien maire et président de la Métro­pole est décédé samedi à l’âge de 76 ans, après une lutte de plus d’un an contre la mala­die. Depuis l’an­nonce de sa dispa­ri­tion, les hommages se multi­plient partout en ville. 

Confor­mé­ment à la volonté de sa famille et de ses proches, le cercueil de Gérard Collomb a été installé ce lundi au sein de l’atrium de l’Hô­tel de Ville, recou­vert d’un drapeau trico­lore, pour permettre au public lyon­nais de se recueillir.

En marge de cet hommage où figu­raient des vieux compa­gnons de route de l’an­cien maire comme Roland Bernard, Michel Le Faou, Anne Brugnera, Richard Brumm, Louis Pelaez ou Yann Cuche­rat, qui peinait à cacher son émotion, le maire de Lyon, Grégory Doucet a rendu un vibrant hommage à son prédé­ces­seur.

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Grégory Doucet : « La Ville de Lyon vient de perdre l’une de ses plus extra­or­di­naires incar­na­tions »

« La Ville de Lyon vient de perdre l’une de ses plus extra­or­di­naires incar­na­tions. L’un de ses plus ardents servi­teurs. Gérard Collomb a marqué de son emprunte indé­lé­bile le destin de notre cité. Il a fait corps avec elle, il l’a aimé et l’a trans­formé en écou­tant les aspi­ra­tions du plus grand  nombre, à la recherche et avec le souci de l’in­té­rêt géné­ral.

© Ville de Lyon

Beau­coup disaient de lui qu’il était vision­naire, à n’en pas douter, il voulait mener notre cité vers le futur, l’adap­ter, la faire évoluer pour qu’elle reste ou rede­vienne une capi­tale euro­péenne sous bien des dimen­sions. Et même en faire une réfé­rence à l’échelle mondiale. Il y a donc travaillé avec passion, et ce jusqu’à son dernier souffle. Avec sa dispa­ri­tion, la ville se retourne forcé­ment sur elle même et observe d’un seul coup la façon dont elle s’est spec­ta­cu­lai­re­ment trans­for­mée au cours de ses trois mandats.

De Lyon BD Festi­val, à Quais du Polar en passant par Nuits Sonores, le Festi­val Lumière et les Bien­nales, il faisait rayon­ner les arts. Parce qu’il voulait rendre les gens heureux et fiers de Lyon. En appuyant l’amé­lio­ra­tion ou la concep­tion de nouvelles festi­vi­tés qui insuf­flaient de la vie et de l’en­vie dans notre cité, il voulait avant tout qu’on parle de Lyon en bien, et de loin. Et que la qualité de vie en progres­sant, attire de nouvelles éner­gies, des entre­pre­neurs auda­cieux qui enri­chi­raient Lyon de leur talent.

Il laisse un grand vide pour tous mais conti­nuera long­temps de chemi­ner avec nous. Sa présence bien­veillante et chaleu­reuse reste. Son immense héri­tage l’ins­crit dans la grande histoire et je veux ici lui dire merci au nom de toutes les lyon­naises et de tous les lyon­nais, qu’il repose en paix. »

Le discours de Thierry Philip

Après cet hommage salué et applaudi par l’as­sem­blée et des élus comme Audrey Hénocque, Valen­tin Lungens­trass, Pierre Oliver ou Natha­lie Perrin-Gilbert, le maire de Lyon a cédé la parole à Thierry Philip, ancien maire du 3e arron­dis­se­ment, et repré­sen­tant de la famille de Gérard Collomb.

Le cancé­ro­logue a beau­coup soutenu et épaulé l’an­cien édile dans sa lutte contre la mala­die ces derniers mois. L’an­cien élu socia­liste est notam­ment revenu sur les dernières brouilles entre Gérard Collomb, David Kimel­feld et Georges Képé­né­kian, à son retour du minis­tère de l’In­té­rieur en 2018 et lors des muni­ci­pales et métro­po­li­taines de 2020. 

« Ce que je peux dire à ceux qui se sont éloi­gnés de lui pour de bonnes raisons, c’est qu’au fond, il vous aimait et qu’il en était très malheu­reux. Je ne crois pas que la colère domi­nait chez lui car sa colère était érup­tive, mais pas forcé­ment durable.

Je crois que sa grande sensi­bi­lité et j’ose le dire une forme de timi­dité, l’em­pê­chaient souvent de faire les premiers pas. Je dirais à certains d’entre vous puisque je le crois, qu’il était malheu­reux de certaines absences au cours de cette année, parce que c’étaient des personnes qui comp­taient pour lui. »

Les Lyon­nais pour­ront se recueillir jusqu’à mardi soir devant le cercueil de Gérard Collomb dans l’atrium de l’Hô­tel de Ville, avant les funé­railles de l’an­cien maire, qui se dérou­le­ront mercredi matin en la Prima­tiale Saint-Jean.

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