Les rois du luxe à Lyon : Arnaud Gauduel, le garant du mythe Ferrari

Représentant de la troisième génération du groupe de vente de véhicules Gauduel, Arnaud Gauduel a opéré le recentrage de l’empire familial vers le luxe pour ne conserver que la concession Ferrari de Limonest. Pour son plus grand bonheur.
Arnaud Gauduel Arnaud Gauduel © DR

Cela fait main­te­nant plus de 15 ans que le nom d’Ar­naud Gauduel est indis­so­ciable de celui de Ferrari. À Lyon, et même un peu au-delà : La conces­sion Ferrari Gauduel Sport, instal­lée à Limo­nest, est le seul showroom offi­ciel de la pres­ti­gieuse marque dans le centre-est de la France (les autres conces­sions à la ronde se trouvent à Paris, Stras­bourg, Genève et Cannes). Ce qui fait du diri­geant de 52 ans le garant d’un véri­table mythe.

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Et il en a bien conscience : « Ferrari, c’est un truc qui ramène à l’en­fance et c’est ce qui fait la parti­cu­la­rité de la marque. Nous vendons des voitures à de véri­tables passion­nés et je le suis moi-même. Et si notre clien­tèle est quasi exclu­si­ve­ment mascu­line, une partie a beau­coup d’argent et l’autre fait un véri­table effort finan­cier pour se payer le rêve d’une vie. Il y a aussi pas mal de curieux qui passent à la conces­sion simple­ment pour voir des Ferrari. C’est normal, cela fait partie du jeu », rapporte Arnaud Gauduel qui évolue au quoti­dien entouré de belles italiennes factu­rées en moyenne entre 300 000 et 2 millions d’eu­ros euros pour les modèles neufs fraî­che­ment arri­vés de l’usine de Mara­nello.

Le cheval cabré cultive la rareté, la conces­sion d’Ar­naud Gauduel se voit donc attri­buer chaque année un nombre limité de bolides à commer­cia­li­ser, avec d’heu­reux proprié­taires qui patientent parfois plusieurs années après la signa­ture du bon de commande avant de pouvoir s’ins­tal­ler dans le baquet. D’un natu­rel discret à préfé­rer l’ombre à la lumière — « on ne klaxonne pas », dit-il dans un sourire — Arnaud Gauduel n’est pas du genre à dévoi­ler des chiffres.

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Tout juste concède-t-il que le gros de l’ac­ti­vité de la conces­sion de Limo­nest, qui compte une ving­taine de colla­bo­ra­teurs, tourne autour de la vente de modèles neuf et d’oc­ca­sion, de l’ate­lier de révi­sions et répa­ra­tions aux méca­nos hyper­spé­cia­li­sés, et de l’es­pace carros­se­rie agréé par Ferrari. « Tous ceux qui travaillent ici sont aussi des passion­nés », souligne encore Arnaud Gauduel, repré­sen­tant de la troi­sième géné­ra­tion de diri­geant à la tête du groupe Gaudue

« Tout va bien dans le meilleur des mondes »

Fondée à Grenoble dans les années 1950 par son grand-père Robert Gauduel puis déve­lop­pée par son père Chris­tian, l’af­faire fami­liale s’est d’abord fait une renom­mée en déployant une réseau de conces­sions dans la région qui commer­cia­li­saient une dizaine de marques grand public (Ford en tête).

Au milieu des années 2000, Gauduel est même devenu un empire, comp­tant jusqu’à une tren­taine de conces­sion en France. Puis, à partir du début des années 2010, l’en­seigne se recentre autour de ses marques premium (BMW, Mini, Mase­rati et Ferrari), pour ne conser­ver fina­le­ment que Ferrari depuis 2020.

« Ce recen­trage, c’est un choix lié à l’évo­lu­tion de la distri­bu­tion auto­mo­biles ces dernières années. Je n’avais pas envie de conti­nuer… Mais avec Ferrari c’est diffé­rent, on a un véri­table dialogue », commente Arnaud Gauduel qui pilote le groupe fami­lial avec son frère Xavier.

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Les rôles sont bien défi­nis : à Arnaud la conces­sion Ferrari et à Xavier la direc­tion de l’ac­ti­vité de promo­tion immo­bi­lière de chalets à Megève déve­lop­pée au fur et à mesure que la famille se désen­gage de l’au­to­mo­bile. « Mon frère est très content dans l’im­mo­bi­lier, moi je suis très content chez Ferrari, chacun aime ce qu’il fait », souligne Arnaud Gauduel. On peut le croire, et on parie même que son job fait des envieux.

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