EXCLUSIF. Bâton­nat : le binôme Jean-François Barre-Valé­rie Giet est annoncé

Exclusif Lyon Décideurs: L’officialisation de leur candidature devrait intervenir demain ou vendredi. Le vice-bâtonnier sortant et la vice-bâtonnière élue vont annoncer qu’ils seront candidats ensemble pour les élections des 30 et 31 janvier au bâtonnat 2024-2025. Alban Pousset-Bougère réfléchit aussi à une candidature. Sa décision n’est pas prise.
Jean-Francois Barre et Valérie Giet Jean-Francois Barre et Valérie Giet © Olivier RAMONTEU

Depuis la démis­sion d’Yves Harte­mann le 8 novembre dernier, les trac­ta­tions vont bon train. Le deuxième barreau de France avec ses plus de 4 000 avocats s’est retrouvé dans une situa­tion inédite, privé de son bâton­nier élu à moins de 2 mois de sa prise de fonc­tion, lais­sant seule sa vice-bâton­nière, Valé­rie Giet, bien déci­dée à pour­suivre l’aven­ture enga­gée avec Yves Harte­mann.

« C’est elle qui a les cartes en main », déclare Alain Jaku­bo­wicz, dont le nom a circulé, parmi d’autres, comme possible candi­dat au bâton­nat.

Beau­coup de noms circulent

« Quelques confrères m’ont contacté, ce qui m’a beau­coup touché. Rien de plus  », explique le célèbre avocat lyon­nais. Son nom n’est pas le seul à avoir été évoqué dans les arcanes du barreau et en dehors. De Jean-Claude Desseigne à Thierry Dumou­lin, en passant par Hubert de Boisse, candi­dat malheu­reux au bâton­nat en 2020, la liste est longue.

Hubert de Boisse a très vite démenti vouloir se repré­sen­ter, préfé­rant se consa­crer à son nouveau cabi­net et consi­dé­rant que les condi­tions de cette campagne trop courte, ne lui permettent pas de se présen­ter dans des condi­tions opti­males.

Il fait partie de ceux qui ont peu appré­cié qu’Yves Harte­mann ne démis­sionne pas plus vite et, surtout, ne disent pas tout de ses ennuis judi­ciaires à ses confrères. On le reverra sans doute à une autre élec­tion au bâton­nat, mais pas cette fois-ci.

L’image consen­suelle d’Al­ban Pous­set-Bougère

Valé­rie Giet ©DR

Valé­rie Giet, asso­cié chez Cefides Oratio Avocats a très vite indiqué son souhait de «  prolon­ger le programme et pour­suivre le projet porté avec Yves Harte­mann. Je n’ai pas envie que cela s’ar­rête. Oui, je veux faire progres­ser nos idées jusqu’au bout  », préci­sait-elle dans la foulée de la démis­sion du bâton­nier élu.

Valé­rie Giet, qui a été prési­dente du syndi­cat ACE, les Avocats conseil d’en­tre­prise, juge alors oppor­tun de lais­ser les élec­tions au conseil de l’ordre et au CNB (Conseil natio­nal des barreaux) se dérou­ler fin novembre avant de se déci­der.

D’au­tant plus que la solu­tion qui se profile, celle d’un tandem Jean-François Barre-Valé­rie Giet, se heurte au fait que Jean-François Barre est alors candi­dat au conseil de l’ordre en binôme avec Marie-Josèphe Laurent, la bâton­nière sortan­te… Autant ne pas brouiller les pistes.

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Le binôme à la tête du barreau de Lyon pour un mois encore est élu, haut la main, au conseil de l’ordre avec plus de 64,5% des voix dès le 1er tour (et avec une parti­ci­pa­tion de 43%). Fin du 1er acte.

D’une élec­tion à l’autre, Jean-François Barre, dont la candi­da­ture au bâton­nat en tandem avec Valé­rie Giet, est pous­sée par d’an­ciens bâton­niers et membres influents du barreau, trouve vite un terrain d’en­tente avec la vice-bâton­nière élue. Cette dernière a été appro­chée aussi par Alban Pous­set-Bougère, patron de Cornet Vincent Ségu­rel à Lyon, qui «  réflé­chit  » à une éven­tuelle candi­da­ture depuis la mi-novembre.

Toujours en cours de réflexion, il lui faut trou­ver une avocate prête à faire équipe avec lui. Valé­rie Giet préfé­rant un tandem avec le vice-bâton­nier sortant, la partie s’an­nonce plus compliquée aujourd’­hui pour Alban Pous­set-Bougère. Pour beau­coup d’avo­cats, le duo Barre-Giet béné­fi­cie d’une double légi­ti­mité : celle de l’élue et celle du sortant.

Jean-François Barre, l’homme fort du barreau de Lyon

Jean-François Barre
Jean-François Barre © DR

Et, face aux turbu­lences qui ont traversé le barreau ces derniers mois, cela compte incon­tes­ta­ble­ment. Alban Pous­set-Bougère a pour lui d’avoir une image assez consen­suelle et de repré­sen­ter le cabi­net qui s’est déve­loppé autour de celui d’Adrien-Charles Dana, figure du barreau lyon­nais et ancien bâton­nier. Ces derniers jours, il semblait déter­miné mais toujours à la recherche de son binôme. Il a jusqu’au 12 janvier pour se porter candi­dat.

Tout auréolé d’une brillante élec­tion au CNB -Conseil natio­nal des barreaux- sur la liste ordi­nale (il a été élu en 5e posi­tion sur 12), Jean-François Barre est incon­tes­ta­ble­ment l’homme fort du barreau aujourd’­hui et son alliance avec une Valé­rie Giet, appré­ciée elle aussi, est intel­li­gente. Reste à savoir s’ils devront ferrailler face à un tandem concur­rent.

À Alban Pous­set-Bougère de lever à son tour le voile sur ses inten­tions. Le dernier conseil de l’ordre de l’an­née se déroule ce mercredi soir. Le 1er janvier 2024, c’est l’an­cien bâton­nier, Serge Deygas, doyen des membres du conseil de l’ordre qui assu­rera l’in­té­rim pour un mois.

Sitôt élus, le bâton­nier et la vice-bâton­nière pren­dront leur fonc­tion pour un mandat de 23 mois, tout juste écourté d’un mois.

Si Jean-François Barre est élu bâton­nier le 30 ou le 31 janvier 2024, il devra démis­sion­ner dans la foulée du conseil de l’ordre où il vient tout juste d’être élu. Marie-Josèphe Laurent devra trou­ver un nouveau binôme.

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