ÉDITO : L’ami des entre­pre­neurs

François Turcas, Gérard Collomb à la Fête de l'Entreprise François Turcas, Gérard Collomb à la Fête de l'Entreprise © DR

Il avait la passion de Lyon. Il portait une vision ambi­tieuse de cette Métro­pole qu’il avait créée. Gérard Collomb ne manquait jamais de rappe­ler que tout part de la richesse créée par la produc­tion, en digne héri­tier de Saint-Simon.

Il avait fait du quar­tier de l’in­dus­trie à Vaise, l’éten­dard de l’in­dus­trie du futur. Ce n’est qu’une fois produite que la richesse peut être redis­tri­buée. Et non l’in­verse. Il n’aura cessé de le rappe­ler lors de ses multiples rencontres avec le monde écono­mique.

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Fasciné par la fibre entre­pre­neu­riale lyon­naise, il ne cachait pas sa joie d’inau­gu­rer un nouveau siège social, une exten­sion d’usine, l’ar­ri­vée d’un centre de recherche. Et payait de sa personne chaque fois qu’il fallait vendre sa ville, pros­pec­ter de nouveaux marchés, atti­rer des entre­prises, réamé­na­ger un quar­tier ou faire sortir une tour de terre.

Gérard Collomb et François Turcas œuvraient avec forte convic­tion

Un déve­lop­pe­ment qu’il voulait équi­li­bré, rappe­lant à l’envi son ambi­tion de réus­sir le mariage de l’ur­bain et de l’hu­main, tout en se battant pour la mixité sociale dans chacun des projets d’amé­na­ge­ment et de construc­tion de loge­ments.

Pas éton­nant que sur sa route, il ait croisé celle de François Turcas, l’in­fa­ti­gable défen­seur des TPE-PME et de ces « héros inco­gnito ». Tous les deux ne venaient pas des mêmes contrées poli­tiques, mais ils œuvraient avec forte convic­tion, chacun dans leur domaine, pour leur terri­toire. Combien de jeunes entre­pre­neurs ont été accom­pa­gnés par un François Turcas convain­cant.

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Combien de déci­deurs ont reçu ce coup de fil enflammé du président de la CPME du Rhône : « là, il faut vrai­ment que tu m’aides, c’est un jeune et il a un projet magni­fique ». Il était aussi ce « bon vivant extra­or­di­naire », comme l’a rappelé Franck Morize à ses funé­railles.

Gérard Collomb et François Turcas nous ont quit­tés à trois jours d’in­ter­valle, dans la tris­tesse d’une fin novembre pluvieuse. La fin d’une époque. « Tout ce que tu donnes t’ap­par­tient pour toujours. Tout ce que tu gardes est perdu à jamais », aimait à rappe­ler François Turcas.

Merci à eux deux pour tout ce qu’ils ont donné à Lyon.

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