Jéré­mie Bréaud : « L’objec­tif est de reconqué­rir Lyon et la Métro­pole » 

Jérémie Bréaud, maire de Bron depuis 2020 a pris les rênes de la fédération départementale des Républicains le 27 novembre dernier, avec comme président délégué Alexandre Portier. Ils succèdent à Alexandre Vincendet et rêvent de faire basculer Lyon à droite aux prochaines élections municipales.
Jérémie Bréaud et Alexandre Portier Jérémie Bréaud et Alexandre Portier © Les Républicains

Vous avez été élu, sans diffi­culté, président des Répu­bli­cains du Rhône. Quelles sont vos ambi­tions ? 

Jéré­mie Bréaud : On veut redon­ner envie aux gens de mili­ter, on veut former nos élus et mili­tants et surtout prépa­rer les prochaines élec­tions. Notam­ment les euro­péennes à court terme mais l’objec­tif c’est surtout 2026 avec les muni­ci­pales. Toutes les options sont sur la table. Pour l’ins­tant, on prend notre temps et tout va s’ac­cé­lé­rer à partir de septembre 2024, après les élec­tions euro­péennes. Nous avons choisi d’ad­di­tion­ner nos forces pour rempor­ter Lyon, Alexandre Portier repré­sente le Nouveau Rhône, moi la métro­pole, il est parle­men­taire et moi je suis maire. Et puis on ne s’ar­rête pas là, notre secré­taire dépar­te­men­tal sera Pierre Oliver qui, lui, repré­sen­tera Lyon.

Vous parlez des élec­tions de 2026 et vous espé­rez “rempor­ter Lyon”. Vous pensez que vous êtes une oppo­si­tion crédible ?

Rien n’est inga­gnable. Très clai­re­ment l’objec­tif c’est de reconqué­rir Lyon et la Métro­pole. Sur le papier c’est simple, mais ça ne va pas être si simple. On veut vrai­ment réflé­chir à toutes les options pour créer les condi­tions de la victoire. Grégory Doucet mène une poli­tique rava­geuse sur Lyon, mais il est quand même bien implanté. La socio­lo­gie de Lyon a changé, celle de la Métro­pole aussi, tout cela c’est beau­coup de chal­lenge. Quand je suis allé à Bron tout le monde me disait que cela allait être compliqué, j’y suis allé, on a gagné. Quand on m’a proposé les régio­nales on m’a dit que c’était compliqué aussi, fina­le­ment j’aime quand on me dit que c’est compliqué. En poli­tique je ne suis pas un héri­tier et donc ça me donne une moti­va­tion en plus quand la victoire n’est pas facile. 

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Vous êtes maire de Bron depuis 2020. Pourquoi avez-vous, à titre person­nel, décidé de rele­ver ce défi ? 

Depuis l’an­nonce de mon élec­tion, tout le monde me féli­cite et me souhaite « bon courage ». J’ai 42 ans, je suis mili­tant depuis que j’ai 16 ans, à un moment j’ai estimé qu’il fallait que je redonne au parti ce que lui m’a donné depuis tant d’an­nées. Aussi, il fallait un candi­dat de rassem­ble­ment qui puisse parler aux diffé­rentes sensi­bi­li­tés. J’es­ti­mais que j’avais quelque chose à appor­ter, je m’en­tends très bien avec Alexandre Vincen­det et Laurent Wauquiez par exem­ple… Je suis peut-être un trait d’union entre diffé­rentes sensi­bi­li­tés. Au final, je pense repré­sen­ter ce que beau­coup de mili­tants veulent : le rassem­ble­ment.

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