Symbio : Philippe Rosier accueille Miche­lin, Stel­lan­tis et Forvia à Saint-Fons

Lors de l’inauguration de la nouvelle gigafactory de Symbio, chef de file de la mobilité hydrogène, le président Philippe Rosier a reçu à Saint-Fons ses homologues de Michelin, Stellantis et Forvia, et les ministres de l'industrie et de la transition écologique, Roland Lescure et Agnès Pannier-Runacher.
Philippe Rosier (Symbio), avec Florent Ménégaux (Michelin), Carlos Tavares (Stellantis) et Patrick Koller (Forvia) Philippe Rosier (Symbio), avec Florent Ménégaux (Michelin), Carlos Tavares (Stellantis) et Patrick Koller (Forvia) ©MF

Philippe Rosier peut avoir le sourire. Le PDG de Symbio, fabri­cant lyon­nais de piles à combus­tible hydro­gène et détenu à parts égales par les trois géants du secteur auto­mo­bile Miche­lin, Stel­lan­tis et Forvia, a présenté mardi matin les contours de sa nouvelle giga­fac­tory à Saint-Fons, au cœur de la Vallée de la Chimie. 

Le diri­geant a ainsi déam­bulé dans les allées de ce nouveau site de 26 000 m2 (et qui occu­pera à terme une super­fi­cie de 40 000 m2) aux côtés des ministres de l’in­dus­trie et de la tran­si­tion écolo­gique, Roland Lescure et Agnès Pannier-Runa­cher, du président de Région Laurent Wauquiez, et du président de la Métro­pole, Bruno Bernard.

Symbole d’une avan­cée majeure pour accé­lé­rer le déploie­ment de la mobi­lité hydro­gène, les PDG des trois action­naires Florent Méné­gaux (Miche­lin), Carlos Tavares (Stel­lan­tis) et Patrick Koller (Forvia) ont répondu présents pour l’inau­gu­ra­tion de ce nouveau site baptisé SymphonHy.

Philippe Rosier (Symbio), aux côtés des ministres Roland Lescure et Agnès Pannier-Runa­cher, avec Laurent Wauquiez ©MF

50 000 piles à combus­tible hydro­gène par an

« C’est l’ac­com­plis­se­ment de trois années de travail. Nous avons ici l’usine du futur de la mobi­lité, avec le plus gros site d’Eu­rope pour la produc­tion de piles à combus­tible hydro­gène », avance Philippe Rosier. 

L’usine permet­tra de produire 15 000 systèmes par an dans un premier temps et devrait atteindre d’ici 2026, les 50 000 systèmes produits annuel­le­ment. « Ce sera notre première bataille. Il faut pouvoir atteindre ces 50 000 systèmes par an. Nous ciblons pour atteindre cette taille critique la four­ni­ture de nos systèmes pour des véhi­cules utili­taires en Europe ou des pickups aux Etats-Unis », soutient le diri­geant.

Les piles à combus­tible Symbio (750 colla­bo­ra­teurs contre une centaine il y a trois ans) vont ainsi équi­per les véhi­cules du groupe Stel­lan­tis, et permettre au leader euro­péen du véhi­cule utili­taire d’étendre son offre hydro­gène.

« Nous croyons dans cette tech­no­lo­gie hydro­gène, a précisé Carlos Tavares, PDG du groupe Stel­lan­tis. Nous avons rejoint Forvia et Miche­lin au capi­tal de Symbio l’an passé parce que nous faisons le pari de l’in­tel­li­gence, de l’aven­ture collec­tive et de l’édu­ca­tion scien­ti­fique. » 

Le groupe Stel­lan­tis, maison mère des marques auto­mo­biles Peugeot, Citroën, Opel, Fiat ou Chrys­ler, commer­cia­lise déjà des utili­taires avec des moteurs à hydro­gène (Peugeot e-Expert, Citroën e-Jumpy, Opel Vivaro-e). Il souhaite désor­mais étendre cette tech­no­lo­gie à d’autres typo­lo­gies de véhi­cules comme des grands four­gons, les pickups de sa marque améri­caine Ram et des véhi­cules de plus grande dimen­sion pour le marché nord-améri­cain.

Le soutien de Stel­lan­tis, Miche­lin et Foriva et les aides gouver­ne­men­tales

Pour mener à bien cette nouvelle giga­fac­tory, esti­mée à 140 millions d’eu­ros (dans le cadre d’un plan d’in­ves­tis­se­ment à 1 milliard d’eu­ros entre 2021 et 2028), Symbio a béné­fi­cié du soutien de ses trois action­naires, et d’aides gouver­ne­men­tales et euro­péennes, avec le plan France 2030 et le PIEEC (projets impor­tants d’in­té­rêt euro­péen commun).

« C’est un projet que le gouver­ne­ment soutient depuis le premier jour. On y a mis beau­coup d’argent, plus de 600 millions d’eu­ros. Il réunit trois leaders de l’au­to­mo­bile qui créent les solu­tions de demain et prennent le risque de l’hy­dro­gène. C’est une nouvelle filière que nous voulons déve­lop­per sur le terri­toire », a expliqué Agnès Pannier-Runa­cher, préci­sant par ailleurs que l’Etat avait engagé 9 milliards d’eu­ros pour soute­nir la filière hydro­gène depuis 2020.

Ce nouvel ensemble abrite le siège social du groupe, la produc­tion, un centre d’in­no­va­tion sur 7 000 m2, ainsi que la Symbio Hydro­gen Academy, desti­née à soute­nir les jeunes pousses de la filière, et finan­cée à hauteur d’1,9 million d’eu­ros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Notre région est partie très tôt sur ce sujet de l’hy­dro­gène. Nous étions un peu seuls au début, mais nous voyons, avec l’ou­ver­ture de ce nouveau site, un chan­ge­ment d’échelle impor­tant. 80% des acteurs de l’hy­dro­gène sont aujourd’­hui instal­lés en Auvergne-Rhône-Alpes », a indiqué Laurent Wauquiez. 

Le président de la Région, très atten­tif lors de la visite de l’usine avec une dizaine de ques­tions posées aux équipes de Symbio, a rappelé son objec­tif d’être la première région française à utili­ser des trains à hydro­gène.

Laurent Wauquiez, aux côtés des ministres Agnès Pannier-Runa­cher et Roland Lescure lors de l’inau­gu­ra­tion de l’usine de Symbio ©MF

Objec­tif 1,5 milliard d’eu­ros de chiffre d’af­faires

Cette nouvelle usine à Saint-Fons, étape clé dans la montée en puis­sance de la mobi­lité décar­bo­née, entre dans le plan stra­té­gique HyMo­tive à 1 milliard d’eu­ros de Symbio. 

Ce projet ambi­tieux prévoit l’ins­tal­la­tion d’une deuxième giga­fac­tory en France (le lieu n’est pas encore décidé) à hori­zon 2027 pour doubler la capa­cité de produc­tion et atteindre les 100 000 systèmes produits en France dès 2028.

« Notre plan stra­té­gique prévoit la créa­tion de 1 000 emplois supplé­men­taires d’ici à 2028. On espère aussi avoir une usine aux Etats-Unis et une autre qui reste encore à déci­der. Nous aurions ainsi 4 usines comme celle de Saint-Fons et cela nous permet­trait de produire 200 000 systèmes par an », a soutenu Philippe Rosier.

Avec un tel volume, l’en­tre­prise, qui réalise aujourd’­hui une cinquan­taine de millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires, pour atteindre 1,5 milliard d’eu­ros d’ac­ti­vité d’ici sept ans. 

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