Chris­tophe Sapet condamné à 50 000 euros d’amende par l’AMF

Les faits reprochés par le gendarme de la bourse remontent à 2018, lorsque Christophe Sapet était le patron du fabricant de véhicules électriques autonomes Navya.

L’en­tre­pre­neur lyon­nais Chris­tophe Sapet rattrapé par le gendarme de la bourse. L’Au­to­rité des marchés finan­ciers (AMF) vient de condam­ner l’an­cien président de Navya à une amende de 50 000 euros.

Il lui est notam­ment repro­ché ne pas avoir averti « dès que possible » ses action­naires que le fabri­cant de navettes élec­triques auto­nomes, qui venait alors de s’in­tro­duire en bourse, ne réali­se­rait pas l’objec­tif initia­le­ment annoncé de chiffre d’af­faires pour l’an­née 2018.

« Navya a annoncé au marché, dès son intro­duc­tion en bourse (en juillet 2018, Ndlr) se fixer comme objec­tif de réali­ser un chiffre d’af­faires supé­rieur à 30 millions d’eu­ros pour 2018 », rappelle la déci­sion qui reproche à Chris­tophe Sapet « un retard de sept semaines au moins » dans le révé­la­tion au grand public de la non-atteinte de l’objec­tif.

Les ventes de Navya ne décol­le­ront jamais

Navya ne réalise fina­le­ment que 19 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2018, et Chris­tophe Sapet est débarqué par ses action­naires le 18 décembre 2018 de la prési­dence du groupe qu’il avait fondé quatre ans plus tôt, accom­pa­gné du fonds Robo­lu­tion Capi­tal de son ami Bruno Bonnell avec qui il a cofondé Info­grames au début des années 80.

La suite est connue pour Navya: le groupe villeur­ban­nais enchaîne les chan­ge­ments de prési­dents mais aucun ne trou­vera la formule pour faire décol­ler les ventes jusqu’à la reprise, en avril dernier à la barre du tribu­nal de commerce, par le groupe Gaus­sin asso­cié au Japo­nais Macnica.

Chris­tophe Sapet avait déjà été condamné par l’AMF

Autre grief fait à Chris­tophe Sapet, il n’a pas déclaré à l’AMF comme il aurait dû la vente de 20 000 actions de Navya en avril 2020, le faisant passer sous la barre des 5% du capi­tal. « Chris­tophe Sapet insiste sur le carac­tère invo­lon­taire de cette omis­sion (…). En outre, il souligne le carac­tère dénué de gravité de cette omis­sion (…) dans la mesure où il n’exerçait plus aucune fonc­tion au sein de Navya », précise l’AMF qui retient un manque­ment « invo­lon­taire ».

Ce n’est pas la première fois que Chris­tophe Sapet est condamné par l’AMF. En 2006, il s’est déjà vu infli­ger une sanc­tion pécu­niaire de 10 000 euros pour avoir informé trop tardi­ve­ment le marché de la décla­ra­tion de cessa­tion de paie­ment du groupe de presse et d’in­ter­net Ixo qu’il diri­geait à l’époque.

Alors qu’il avait levé le pied depuis son départ de Navya pour se concen­trer sur son exploi­ta­tion viti­cole, l’en­tre­pre­neur lyon­nais de 65 ans s’était relancé en 2021 dans une nouvelle aven­ture avec la star­tup Shaary, qui déployait des flottes de véhi­cules élec­triques en auto­par­tage avant sa mise en liqui­da­tion judi­ciaire en avril dernier.

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