Fabrice Faure, l’en­tre­pre­neur écri­vain

Le patron de l’entreprise d’intérim, LIP, rêve depuis son plus jeune âge d’être écrivain. Créateur des Éditions du Gros Caillou en 2022, une maison d’édition spécialisée dans les romans policiers, il y a publié 2 romans : Le dernier jour et Le P’tit Mec, sous le pseudo d’Arthur Rogé.
Fabrice Faure Fabrice Faure © Marie-Ève Brouet

« Depuis tout petit, j’ai la passion de l’écri­ture. Ça a commencé au CM1. En 6e et 5e j’ai écrit quelques pages. Entre 13 et 18 ans, j’ai décou­vert la poésie. Pour mes 18–20 ans, j’ai travaillé sur 2 romans. Idem entre 30 et 32 ans. Jeune, je pensais que je serai écri­vain », explique Fabrice Faure. Et de fait, le patron auto­di­dacte, créa­teur à 30 ans de l’en­tre­prise d’in­té­rim lyon­naise LIP (Les inté­ri­maires profes­sion­nels) en 2005 reven­dique 10 romans dont 5 complè­te­ment termi­nés.

Mais s’il a déjà beau­coup écrit, Fabrice Faure n’a publié son 1er roman qu’à 46 ans et sous le pseu­do­nyme d’Ar­thur Rogé. Ce sont les Éditions du Gros Caillou dont il est l’un des prin­ci­paux action­naires qui éditent Le dernier jour en 2022. A l’époque, Fabrice Faure ne veut surtout pas donner l’im­pres­sion que la maison d’édi­tion croix-rous­sienne a été créée juste pour éditer les ouvrages de son patron.

Multi­plier les ventes par dix

Car c’est bien un projet entre­pre­neu­rial auquel il pensait depuis pas mal de temps déjà et dont il s’était ouvert dans le Grand Entre­tien de Lyon Déci­deurs en juin 2022 qui voit le jour cette même année. Avec une ligne édito­riale reven­diquée : publier des romans poli­ciers. Et, dès son lance­ment, l’édi­teur lyon­nais propose un concours d’écri­ture, offrant au lauréat, la publi­ca­tion de son ouvrage. Les manus­crits arrivent alors par dizaines. 

En moins d’un an, les Éditions du Gros Caillou, diri­gées par Sigo­lène du Besset, publient 5 livres et reven­diquent près de 4 500 ventes au sortir de l’été dernier. Cet automne, l’édi­teur lyon­nais accé­lère la cadence en se donnant les moyens d’une diffu­sion natio­nale, via un accord signé avec Geodif (groupe Eyrolles).

Autre­ment dit, la possi­bi­lité d’être dans toutes les librai­ries et chaînes spécia­li­sées, avec des livres visibles partout en France et sur l’en­semble des grandes plate­formes de vente de livres en ligne. En termes de logis­tique, les ouvrages sont distri­bués par la Sodis (groupe Madri­gall), un des plus gros distri­bu­teurs de livres en France.

La fin d’an­née a été char­gée pour la maison d’édi­tion avec la parti­ci­pa­tion de ses auteurs à plusieurs salons et festi­vals : Fête du livre de Crémieu, Iris Noir à Bruxelles et Sang d’encre à Vienne.

Dans le même temps, le roman de Clau­die O. Wetter­wald –La Fille d’encre et de lumière– publié en juin dernier a fait l’objet d’une adap­ta­tion en livre audio. « Nous visons 6 publi­ca­tions en 2024 et nous nous donnons les moyens de multi­plier nos ventes par dix », explique un Fabrice Faure ravi du déve­lop­pe­ment de la maison d’édi­tion. 

2 à 3 mois dans l’an­née pour l’écri­ture

Croix-rous­sien de nais­sance, il n’a pas choisi au hasard la réfé­rence au gros caillou. Alors, quand Arthur Rogé publie son 2e roman chez le même éditeur, il ne se cache plus. C’est bien Arthur Rogé qui a signé Le P’tit mec, mais il n’est pas gêné de dire désor­mais que l’en­tre­pre­neur atypique et l’au­teur de poli­ciers ne forment qu’un seul et même person­nage.

Deux facettes d’un même homme à la vie trépi­dante et bien remplie. « C’est vrai que c’est dur de libé­rer du temps pour écrire. Et puis, j’ai eu des moments de doute. Heureu­se­ment, je connais­sais quelqu’un dans le monde de l’édi­tion qui m’en­cou­ra­geait et me disait : « conti­nue, tu vas y arri­ver, tu vas trou­ver ». Je n’ai jamais été déses­péré. Cela fait 30 ans que je sais que je vais y parve­nir  ».

Fabrice Faure consacre 2 à 3 mois dans l’an­née à l’écri­ture. « C’est toujours le même rituel. J’écris entre 4 et 7 heures, le matin. Un café et une musique douce, du calme. Quand j’écris un roman, j’es­saye toujours de trou­ver un fil conduc­teur, un thème qui me touche. Pour Le P’tit mec,  je voulais parler des rela­tions père-fils ». Plus préci­sé­ment, l’amour fort d’un père pour son P’tit mec. Un père de famille à la vie sereine qui accepte de travailler pour un mafieux afin d’évi­ter la failli­te…

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