Où manger à Lyon en janvier ? Nos recom­man­da­tions !

Ce nouveau bistrot a choisi de jouer le genre pari­sien, sans en faire trop. Les serviettes sont en tissu blanc, et on n’est pas obli­gés de serrer les épaules comme dans ce fameux coude-à-coude qui a fait la répu­ta­tion du bistrot tradi­tion­nel lyon­nais. La cuisine ouverte est éclai­rée par une lumi­neuse verrière décou­verte pendant les travaux (un don du ciel, les chefs aiment de moins en moins travailler en soute et les clients aiment bien voir d’où vient leur assiette).

© Pierre Ferran­dis

Il y a des banquettes d’un bel orangé et un service qui aime à jongler avec un plateau. Voilà pour le cadre, parfait pour un rendez-vous de travail agré­menté de beurre et de crème. Car le chef Gregory pratique une cuisine assez doudoune et géné­reuse, comme la crème de pomme de terre parti­cu­liè­re­ment dense accom­pa­gnant le bon filet de truite du jour, apte à affron­ter les grands froids.

La poêlée de cèpes au lard de Colon­nata servie en entrée procède égale­ment de ce qu’on pour­rait quali­fier de cuisine fauteuil. On s’en­fonce assez faci­le­ment dedans, si bien qu’on en oublie les réso­lu­tions diété­tiques d’après fêtes. On n’est pas non plus dans la cuisine des années 1960, l’an­guille fumée booste les poireaux vinai­grette et la crème ravi­gote rugit au raifort.

Les prix 

  • Formule à 22 €. Menu à 27 €.
  • À la carte, comp­ter au moins 40 €.
  • 92 rue Pierre-Corneille. 04 87 24 65 57
© Maxime Gruss

Le petit étoilé de la rue Chavanne (Lyon 1er) a pris des ailes pour s’ins­tal­ler à la Confluence (Lyon 2e), juste à l’en­trée de l’an­cien Marché Gare. Le maillet du verdict frappe fort : c’est encore mieux.

On ne va pas reve­nir sur le parcours de Gaétan Gentil, les chefs ne sont pas des animaux de concours, pourquoi leur donner des pedi­grees. Mais puisqu’on en est là, citons Yannick Alléno, Emma­nuel Renaut, Denis Fétis­son, Jean-François Piège, puis la succes­sion du chef David Toutain chez L’Agapé Subs­tance à Paris.

Ils ne peuvent qu’ap­plau­dir son envol, le déploie­ment d’un style parti­cu­lier construit autour du végé­tal et du local. Des produits qui ont dégoûté les plus anciens de la cantine comme la bette­rave ou le salsi­fis reviennent en pharaons avec du cerf ou confits au foin avec du vin jaune. Le chou-rave, dont le four­rage est destiné aux animaux de la ferme, trouve toute sa place dans un menu gastro­no­mique surprise en huit séquences.

Le mystère, l’es­prit vierge du départ, donne toute sa valeur au bonheur de la décou­verte et d’une succes­sion d’émo­tions. Aurait-on choisi en dessert de la courge et ses graines à la reine-des-prés au lait cru ? Pas sûr. Il est heureux d’avoir été cornaqué à la décou­verte des lisières. La cuisine occupe désor­mais une belle part de la salle du restau­rant, comme pour une pièce de théâtre. Belle mise en scène pour une étoile de type pulsar qui projette de très bonnes ondes.

Les prix :

  • Menu Confluence en 6 séquences : 99 € (midi).
  • Menu Prai­rial en 8 séquences : 129 € (dispo­nible au déjeu­ner jusqu’à 12 h 30).
  • 1 place Hubert Mounier. 04 87 78 32 51.

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