HCL : Raymond Le Moign s’en va… et revient !

Nommé directeur de cabinet d’Aurélien Rousseau, nouveau ministre de la Santé, fin juillet 2023, Raymond Le Moign reprend la direction générale des HCL après la démission du ministre à la suite du vote de la loi immigration. Il retrouve le 2e CHU de France qu’il avait dirigé pendant 3 ans, entre 2020 et 2023.
Raymond Le Moign Raymond Le Moign © Susie Waroude

Cinq mois à Paris et de retour à Lyon. Après demain, jeudi 4 janvier, Raymond Le Moign retrou­vera le poste de direc­teur géné­ral des Hospices civils de Lyon qu’il avait occupé pendant un peu plus de 3 ans jusqu’à fin juillet 2023, avant de rejoindre Paris comme direc­teur de cabi­net du nouveau ministre de la Santé et de la Préven­tion, Auré­lien Rous­seau.

Un poste qu’il connais­sait bien pour l’avoir déjà occupé auprès d’Agnès Buzyn à partir de début 2018 puis d’Oli­vier Véran, de la mi-février à la fin mai 2020. En retour­nant à Paris cet été, Raymond Le Moign n’ima­gi­nait pas que le bail du ministre de la Santé ne dure­rait que 5 mois.

Retour à Lyon, après-demain, 4 janvier

Auré­lien Rous­seau, ancien direc­teur de l’ARS (Agence régio­nale de santé) d’Ile-de-France) et ancien direc­teur de cabi­net de la Première ministre, Elisa­beth Borne, a remis sa démis­sion du gouver­ne­ment la nuit qui a suivi l’adop­tion de la loi immi­gra­tion le 19 décembre. Mécontent d’un certain nombre dispo­si­tions de la loi, il a préféré quit­ter son minis­tère, lais­sant son direc­teur de cabi­net sans affec­ta­tion le temps de la trêve des confi­seurs. Un inter­mède de courte durée puisque par décret prési­den­tiel du 29 décembre dernier, « Raymond Le Moign, direc­teur d’hô­pi­tal de classe excep­tion­nelle, est nommé direc­teur géné­ral des Hospices civils de Lyon, à comp­ter du 4 janvier 2024 ».

Retour à la case départ pour Raymond Le Moign qui connait bien l’uni­vers des CHU pour avoir exercé des respon­sa­bi­li­tés dans plusieurs d’entre eux, notam­ment à Orléans, Nantes et Toulouse qu’il a dirigé pendant deux ans (2016 et 2017). Diplômé de l’IEP d’Aix-en-Provence et de l’Ecole natio­nale de santé publique de Rennes, Raymond Le Moign a alterné, au cours de sa carrière, des respon­sa­bi­li­tés hospi­ta­lières en régions et dans des cabi­nets minis­té­riels auprès de Mari­sol Touraine (décembre 2013 à janvier 2016) comme direc­teur adjoint de cabi­net puis avec Agnès Buzin et Olivier Véran (de 2018 à mai 2020).

HCL : 1er employeur de la Métro­pole de Lyon

A la tête du 2e CHU de France après l’AP-HP à Paris, Raymond Le Moign, 55 ans, reprend donc les manettes du 1er employeur de la métro­pole lyon­naise avec plus de 23 000 colla­bo­ra­teurs répar­tis en 14 établis­se­ments (13 en région lyon­naise et un dans le Var) et un budget annuel de 1,8 milliard d’eu­ros.

Depuis le 1er août 2023, c’était Virgi­nie Valen­tin, direc­trice géné­rale adjointe des HCL qui assu­rait la direc­tion géné­rale par inté­rim du 2e CHU de France. Virgi­nie Valen­tin est arri­vée à Lyon en 2021, après être passée par les hôpi­taux de Lorient, Bordeaux et Mont­pel­lier. Elle a d’abord eu la charge du pôle « Inves­tis­se­ment et ressources maté­rielles » avant de prendre la respon­sa­bi­lité du pôle « Parcours et trans­for­ma­tion », début 2023 puis la direc­tion par inté­rim des HCL.

🎥 En vidéo ➔ Raymond Le Moign : « Le person­­nel hospi­­ta­­lier est dur à gérer, mais ce sont les personnes que j’aime gérer »

Inter­rogé dans le Grand Entre­tien de Lyon Déci­deurs en octobre 2020, Raymond Le Moign était revenu sur la crise sani­taire du prin­temps 2020 et notam­ment la période de confi­ne­ment du 16 mars au 11 mai 2020, décla­rant : « Je vais effec­ti­ve­ment m’en souve­nir toute ma vie. Je ne suis pas sorti du minis­tère pendant deux mois et demi, je dormais sur un lit de camp à côté de mon bureau et de celui des ministres que j’ai servis. Et il y a une chose que je ne trouve pas suffi­sam­ment rappor­tée dans les médias : d’autres, avant nous, ont dû gérer des crises tout aussi fortes et violentes que celle du Covid. Mais la parti­cu­la­rité de cette crise, c’est qu’elle a duré huit semaines dans sa phase aiguë. Il y avait donc un risque d’épui­se­ment qui fait que, à un moment donné, on aurait pu perdre le sens des prio­ri­tés. Et je le dis sans ambages, l’État a tenu ».

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