Renault Trucks inves­tit 132 millions d’eu­ros dans une nouvelle plate­forme logis­tique à Lyon

Le constructeur va installer à Saint-Priest son nouveau centre mondial de pièces de rechange. Sur une surface de 46 000 m2, il accueillera près de 500 salariés. Ce sera un bâtiment 100% sans énergie fossile.
Bruno Blin renault trucks Bruno Blin © DR

Un inves­tis­se­ment majeur et d’en­ver­gure mondiale. Et une satis­fac­tion pour Bruno Blin, le président de Renault Trucks. En annonçant aujourd’­hui la construc­tion d’un nouveau centre mondial de distri­bu­tion de pièces de rechange de la marque à Saint-Priest, le construc­teur français de camions conforte de belle manière son site lyon­nais histo­rique. Ce ne sont pas moins de 132 millions d’eu­ros que Renault Trucks inves­tit dans l’Est lyon­nais pour une ouver­ture prévue en 2028.

Cette nouvelle plate­forme logis­tique, qui se veut à la pointe de l’in­no­va­tion, pren­dra la forme d’un nouveau bâti­ment à éner­gie posi­tive. Elle marque la volonté de Renault Trucks et de son action­naire, le groupe Volvo, de décar­bo­ner leurs acti­vi­tés.

Ouver­ture mi-2028

Installé sur 46 000 m2 à Saint-Priest, le bâti­ment va prendre place sur l’em­pla­ce­ment de l’ac­tuelle usine Ponts & Essieux, laquelle va « démé­na­ger » sur le site voisin de Vénis­sieux, au plus près de l’usine de fabri­ca­tion des moteurs. Ce nouveau centre sera construit après destruc­tion du bâti­ment exis­tant en 2025, dépol­lu­tion des sols et réha­bi­li­ta­tion d’une friche indus­trielle respec­tant le prin­cipe de zéro arti­fi­cia­li­sa­tion des sols.

La construc­tion du futur centre de pièces de rechange démar­rera en 2026, pour un début d’ex­ploi­ta­tion mi-2028. Ce sera un bâti­ment fonc­tion­nant à 100% sans éner­gie fossile, équipé de panneaux photo­vol­taïques sur l’en­semble de la toiture produi­sant de l’élec­tri­cité renou­ve­lable couvrant ses besoins (chauf­fage du bâti­ment, chariots éléva­teurs, recharge des véhi­cules élec­triques) ainsi que ceux des bâti­ments voisins. Par ailleurs, le construc­teur prévoit de plan­ter 400 arbres pour végé­ta­li­ser le site.

600 millions d’eu­ros inves­tis dans l’élec­tro­mo­bi­lité d’ici à 2025

« L’ac­tuel bâti­ment cente­naire du centre de distri­bu­tion à Vénis­sieux n’était plus adapté aux exigences envi­ron­ne­men­tales et opéra­tion­nelles des acti­vi­tés logis­tiques. Nous avons étudié toutes les options, y compris le trans­fert vers un autre site », explique la direc­tion de Renault Trucks. D’où la satis­fac­tion d’avoir trouvé une solu­tion sur place. Et de pour­suivre : « Nous démon­trons notre enga­ge­ment en faveur de la dura­bi­lité des moyens de produc­tion et nous réaf­fir­mons le fort ancrage terri­to­rial de Renault Trucks dans la Métro­pole de Lyon ».

Le construc­teur a démarré la construc­tion de ses camions élec­triques à Bourg-en-Bresse en 2023. Et a reçu une méga commande de XPO Logis­tics (qui a racheté Norbert Dentres­sangle en 2015) portant sur 165 camions. Très engagé sur le sujet de l’élec­tro­mo­bi­lité, Renault Trucks a prévu d’in­ves­tir 600 millions d’eu­ros entre 2020 et 2025, tant en R & D que dans ses usines, situées majo­ri­tai­re­ment en Auvergne-Rhône-Alpes.

➔ 🎥 En vidéo – Le Grand Entre­tien de Chris­tophe Martin

Héri­tier des camions Berliet (créés à la fin du XIXe siècle), Renault Trucks propose des solu­tions de mobi­lité durable qui vont de l’uti­li­taire léger au trac­teur routier, en passant par les poids lourds avec une gamme complète de camions 100% élec­triques. Fort de 9 450 colla­bo­ra­teurs dans le monde avec 4 sites de produc­tion en France et 1 400 points de vente et de service, Renault Trucks a vendu 59 000 véhi­cules en 2022. Les chiffres 2023 devraient être connus d’ici à la fin février.

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