Sipa­rex : Bertrand Rambaud dispose d’1 milliard d’eu­ros à inves­tir

Dans un contexte difficile pour le private equity en 2023, le groupe lyonnais indépendant de capital investissement a levé 480 millions d’euros l’an dernier, investi 380 millions et procédé à 270 millions de cessions. Siparex affiche 3,7 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 23% du portefeuille se situe toujours en Auvergne-Rhône-Alpes.
Bertrand Rambaud Siparex Bertrand Rambaud © Marie-Ève Brouet

Après 10 ans de forte crois­sance, le marché du private equity a connu un retrait d’ac­ti­vité l’an dernier. « Dans ce contexte, on ne résiste pas trop mal et nous avons réalisé une année satis­fai­sante », constate Bertrand Rambaud, président du groupe Sipa­rex.

L’exer­cice 2023 a été marqué par la pour­suite d’une poli­tique active de levées de fonds à hauteur de 480 millions d’eu­ros, avec un large succès du fonds de tran­si­tion éner­gé­tique, TiLT Capi­tal 1, qui a atteint 320 millions, dépas­sant ses objec­tifs, comme d’autres fonds (Sipa­rex Midcap 4, fonds ETI 5). Quant à la prove­nance des fonds levés, elle se situe majo­ri­tai­re­ment chez les inves­tis­seurs insti­tu­tion­nels (58%), puis les familles (22%), les fonds de fonds (10%) et Sipa­rex Asso­ciés (10%).

Recru­te­ment d’un direc­teur climat

« Notre métier change, note Bertrand Rambaud. La tech tire l’éco­no­mie. Notre stra­té­gie d’im­pli­ca­tion sur l’in­no­va­tion autour de XAnge et la tran­si­tion éner­gé­tique via TiLT avec une dimen­sion ESG-ISR essen­tielle, marque notre trans­for­ma­tion. Nous avons créé une direc­tion climat. Je n’ima­gi­nais pas recru­ter, un jour, un direc­teur climat !  »

Dispo­sant d’un porte­feuille de 250 parti­ci­pa­tions, Sipa­rex a accom­pa­gné 75 entre­prises l’an dernier, les aidant dans la réali­sa­tion de 60 acqui­si­tions (dont 40 dans le porte­feuille ETI) et le recru­te­ment de 30 mana­gers clés.

Les équipes du groupe de capi­tal inves­tis­se­ment lyon­nais ont travaillé plus spécia­le­ment sur 4 théma­tiques : digi­tal, busi­ness déve­lop­pe­ment, recru­te­ment et climat. Les entre­prises du porte­feuille de Sipa­rex affichent une crois­sance de + 16% en 2023, hors XAnge et TiLT, pour qui les progres­sions l’an dernier ont été respec­ti­ve­ment de + 70% et + 27%.

Des opéra­tions majo­ri­taires aussi

Côté inves­tis­se­ment, le volume reste soutenu à 380 millions d’eu­ros avec des opéra­tions majo­ri­taires chez Sipa­rex ETI (Pass­man, Sodi­kart et Pier­can, les 3 pour 100 millions d’eu­ros), mais aussi une acti­vité forte chez Sipa­rex Midcap mais aussi pour l’équipe Entre­pre­neurs, le Fonds France Nucléaire, l’ac­ti­vité mezza­nine. Et ce, sans comp­ter les inves­tis­se­ments de TiLT (40 millions dans 3 nouvelles parti­ci­pa­tions) et de XAnge (une quaran­taine d’in­ves­tis­se­ments ou réin­ves­tis­se­ments).

Du côté des cessions, elle se main­tiennent à un niveau soutenu à 270 millions d’eu­ros avec 2 opéra­tions signi­fi­ca­tives pour la branche ETI (NG Travel et Syncrhone pour 100 millions), mais aussi 70 millions pour la branche Midcap).

« Une auto­route pour le capi­tal inves­tis­se­ment »

Après avoir passé sans ambages majeurs 2023, Bertrand Rambaud se montre confiant pour la nouvelle année. « 2024 sera une année de redé­mar­rage pour le capi­tal inves­tis­se­ment. Les levées de fonds reste­ront diffi­ciles car, si moins d’argent est rendu, il y a aussi moins d’argent alloué. Mais, comme les besoins en fonds propres des entre­prises restent consé­quents, notam­ment pour finan­cer les trans­mis­sions à venir et la tran­si­tion éner­gé­tique, nous avons une auto­route devant nous ».

Si Auvergne-Rhône-Alpes reste au cœur de sa stra­té­gie avec 23% de son porte­feuille situé dans la région et un siège lyon­nais, Sipa­rex mise sur un ancrage terri­to­rial fort avec des bureaux à Paris, Nantes, Lille, Stras­bourg et Toulouse. Le tout complété par 3 implan­ta­tions en Europe (Milan, Berlin et Bruxelles) ainsi que des parte­na­riats en Afrique et en Amérique du Nord.

En route pour les 5 milliards d’eu­ros

« Sipa­rex a doublé ses actifs sous gestion en 5 ans pour atteindre 3,7 milliards en 2023. Nous dispo­sons de fonda­men­taux solides pour pour­suivre notre crois­sance et atteindre les 5 milliards. Et nous dispo­sons de plus de 1 milliard d’eu­ros de réserves à inves­tir », conclut le président de Sipa­rex.

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