Où manger à Lyon en février ? Nos recom­man­da­tions


À Lyon, le monde du restau­rant s’or­ga­nise comme un balan­cier. Quand une nouveauté surgit, tout le monde pense que le navire va prendre une nouvelle direc­tion. Mais l’uni­vers culi­naire est en réalité compo­sée d’une multi­tude de petites flot­tilles.

Quand la restau­ra­tion découvre le vaste univers de la street-food, de nouveaux établis­se­ments retrouvent au même moment les charmes de la cuisine bour­geoise. Le Retro bistrot a choisi une voie trans­ver­sale.

Rétro Resto
Rétro Resto © Pierre Ferran­dis

L’am­biance est celle d’un bon vieux bistrot au design légè­re­ment inspiré des années 70, avec un vrai long bar et un beau carre­lage. En revanche la cuisine ne se fige pas dans une repro­duc­tion archéo­lo­gique. Elle n’a pas peur des temps qui courent.

Le chef Juan réor­chestre des airs clas­siques. Par exemple, le jarret de porce­let est braisé dans du gros manseng, un cépage utilisé pour certains vins liquo­reux comme le jurançon.

Fondant au possible, il est posé sur un lit de lentilles noires et surmonté d’une lamelle de bette­rave rouge fine comme du papier. Le filet de dorade grise et ses légumes s’ac­com­pagnent d’une feuille de chou, farcie d’un encor­net, lui-même farci. Le tout baigné d’une sauce écre­visse. Voilà un plat du jour en forme de petit luxe.

Les prix 

  • Formule à 18, 50 euros (midi).
  • Menu : 23 euros (midi).
  • 1 rue des Maccha­bées. 09 54 30 47 58.

Ceux qui avaient connu l’Opéra Bouffe, restau­rant aux influences trans­al­pines, placé comme par hasard rue Verdi, retrou­ve­ront quelques années plus tard le chef Jean-Baptiste Magno et son acolyte Jérôme Saba­tier dans cet éton­nant Baccha­nales. Le lieu est déjà inso­lite.

Il faut esca­la­der une volée de discrètes marches pour accé­der à ce qui ressemble à un salon privé, élégam­ment décoré, notam­ment avec de beaux objets prove­nant direc­te­ment du domi­cile des proprié­taires. L’am­biance feutrée convient mieux à un repas intime, reflété par un baroque miroir de sorcière et nappé d’un concerto de Bach, plutôt qu’à un banquet de fin d’an­née.

Bacchanales © Pierre Ferrandis
Baccha­nales © Pierre Ferran­dis

Le terme baccha­nales se réfère plutôt à la carte des vins poin­tue et enri­chie de quelques rare­tés, qui devrait s’étof­fer au rez-de-chaus­sée sous forme de cave/bar à vin. Quant au menu, il n’y en a qu’un, déroulé en 6 plats précé­dés d’amuse-bouches. Cette dicta­ture n’est pas une torture.

Nous avons testé janvier où il y avait encore de la truffe large­ment épan­due sur un risotto de céleri rave et crème de pomme de terre, sur lesquels était enchâssé un œuf mollet. On a aussi eu le plai­sir, presque excen­trique, de dégus­ter une déli­cieuse char­treuse de perdreau de pintade et de foie gras.

Cette sorte de haut mille­feuille, riche, bour­geois et salé, ne se retrouve plus guère sur les cartes de restau­rant, mythiques auberges de province comprises. Le chef aime les clas­siques, les bonnes sauces, les plats bour­geois ressus­ci­tés. Nous aussi.

Les prix 

  • Menu à 69 euros (en janvier).
  • 31 rue des Remparts d’Ai­nay (à l’étage).
  • 04 78 37 47 69.

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