Charles Couty, au nom du père

Charles Couty Charles Couty © DR

« Essaie de ne pas m’en­ter­rer une deuxième fois. » Charles Couty n’a pas oublié la recom­man­da­tion de son père, le peintre Jean Couty, à la veille de sa mort en mai 1991. Avec sa mère, il caresse alors l’idée d’ou­vrir un musée à côté de l’ate­lier de l’ar­tiste, sur les bords de Saône, là même où Jean Couty, prix de la Critique de Paris en 1950 (le Goncourt des peintres), a vécu. Il faut juste que le bâti­ment qui jouxte la maison fami­liale se libè­re… Cela pren­dra 25 ans. Alors quand l’oc­ca­sion se présente, il ne la laisse pas passer.

Pour Charles Couty, « c’était une chance excep­tion­nelle ». Le musée Jean-Couty voit le jour en mars 2017 pour les 110 ans de la nais­sance de l’ar­tiste. Un musée privé pour lequel le fils unique du peintre s’est donné sans comp­ter, sans pour autant négli­ger son acti­vité première de patron de Tonic Radio, instal­lée aussi au cœur du domaine fami­lial.

Lancé grâce au soutien de parte­naires privés (chefs d’en­tre­prise, banquiers, promo­teurs immo­bi­liers, amou­reux de pein­ture) et du maire de l’époque, Gérard Collomb, le musée Jean-Couty, orga­nisé sur deux étages, propose une expo­si­tion perma­nente autour de 200 œuvres dont 120 pein­tures et plus d’une tren­taine de dessins au premier étage.

Une nouvelle vie pour les œuvres de Jean Couty

Mais il vit aussi grâce à ses expo­si­tions tempo­raires en lien avec l’ar­tiste lyon­nais, connu dans le monde entier. « Mon père avait la passion des voyages, de décou­vrir des pays, des villes et des lieux aux quatre coins de la planète, se souvient Charles Couty. Et toujours, l’ob­ses­sion de visi­ter les musées et les gale­ries. En 60 ans de créa­tion, il a eu le temps d’être inspiré. »

Ont ainsi été accueillis une expo­si­tion de Robert Dois­neau avec ses portraits d’ar­tistes ou bien encore, tout récem­ment, De Matisse à Chagall, une expo­si­tion inédite d’une quaran­taine d’ar­tistes qui ont exposé de 1951 à 1982 à Paris au Salon des peintres témoins de leur temps.

À côté des Picasso, Buffet, Léger, figu­raient aussi en bonne place les Lyon­nais Cotta­voz, Puy, Fusaro et bien sûr Couty. C’est à présent Jean Couty en grand, une expo sur le peintre et les grands formats qui vient de démar­rer.

Les toiles ont été posées fin janvier pour huit mois d’ex­po­si­tion jusqu’à octobre. Jean Couty peut être rassuré, son fils donne vie à ses œuvres.

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