Isabelle Berto­lotti, le « musée à vivre »

Isabelle Bertolotti Isabelle Bertolotti © Blandine Soulage

Alors que le Musée d’art contem­po­rain – MAC Lyon – fête ses 40 ans dans quelques semaines, sa direc­trice, Isabelle Berto­lotti, veut promou­voir « une nouvelle façon de penser le musée pour qu’il devienne le musée à vivre » : « Nous voulons chan­ger le rapport du public au musée, atti­rer les jeunes publics, les inci­ter à pous­ser la porte », explique-t-elle.

Tout a été repensé en ce sens, avec notam­ment une trans­for­ma­tion du hall en espace de convi­via­lité, le living pour s’as­seoir, s’al­lon­ger et rencon­trer les artistes. De nouvelles formes d’in­te­rac­tions avec les artistes ont été imagi­nées, y compris en faisant parti­ci­per le public aux acqui­si­tions. Comme en témoigne la campagne de crow­foun­ding lancée l’au­tomne dernier pour l’ac­qui­si­tion par le MAC de l’im­mense toile de 140 mètres de long « River of no return » de Sylvie Selig, coup de cœur de la 16e Bien­nale de Lyon en 2022.

Au total, 275 dona­teurs et un double événe­ment à venir : la première présen­ta­tion au public de cette œuvre monu­men­tale à partir du 8 mars et la première fois aussi que l’ar­tiste décou­vrira la toile dans son ensemble.

Recon­nais­sance de la place de Lyon

Deux autres expo­si­tions commencent aussi le 8 mars : Désordres autour d’ex­traits de la collec­tion Antoine de Galbert et Friends in Love and War – L’éloge des meilleur.e.s ennemi.e.s avec des œuvres des collec­tions du British Coun­cil et de MAC Lyon, un bon exemple de coopé­ra­tion inter­na­tio­nale.

D’ailleurs le monde de l’art contem­po­rain se retrou­vera à Lyon cet automne. La Bien­nale de Lyon se prépare à accueillir la 11e assem­blée géné­rale de l’IBA, Inter­na­tio­nal Bien­nial Asso­cia­tion, belle recon­nais­sance de la place de Lyon dans l’uni­vers de l’art contem­po­rain. Un rendez-vous au cœur de la Bien­nale d’art contem­po­rain qui propo­sera, quant à elle, un parcours dans la ville, le long du fleuve.

Isabelle Berto­lotti a pris posses­sion, le mois dernier, des nouveaux bureaux de la Bien­nale à Oullins, Les Grandes Locos, dans l’an­cien centre tech­nique de la SNCF. « On y est très bien, même en plein hiver, il ne fait pas trop froid ! »

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