Jérôme Toma­selli, la collec­tion surprise

Jérôme Tomaselli © DR

Jérôme Toma­selli a pris tout le monde par surprise. Discret patron d’une boîte de 50 colla­bo­ra­teurs dans l’édi­tion de logi­ciels, il n’avait jamais fait parler de lui jusqu’à fin 2022, lorsqu’il dévoile une spec­ta­cu­laire expo­si­tion de peintres lyon­nais du XVIe au XXe siècle au dernier étage de son entre­prise instal­lée à Vaise.

Des œuvres de sa collec­tion person­nelle, acquises en toute discré­tion ces 30 dernières années. Une collec­tion qui compile aujourd’­hui la baga­telle de 2 500 pein­tures et dessins réali­sés par des artistes de la région lyon­naise.

Les têtes d’af­fiche : Stella, Blan­chet, Ravier, Hippo­lyte Flan­drin, Truphé­mus ou encore Jean Couty. Et Jérôme Toma­selli n’avait, pour tout dire, jamais vrai­ment imaginé présen­ter un jour son immense collec­tion au grand public. « Mais j’ai beau accro­cher des tableaux partout chez moi et dans mon entre­prise, je me suis laissé débor­der par ma passion. Cet espace, c’est un moyen de rendre hommage à ces peintres trop souvent oubliés. Et je trou­vais aussi dommage de garder tous ces chefs-d’œuvre pour moi », affirme-t-il.

Et les chiffres lui donnent raison : alors qu’il accueille jusqu’à mi-avril sa quatrième expo (inti­tu­lée Lyon et sa région vus par les artistes), l’Es­pace Toma­selli a attiré 3 000 visi­teurs depuis son ouver­ture.

Collec­tion­neur compul­sif

« Beau­coup de monde vient voir la collec­tion, cela me fait vrai­ment plai­sir. Il y a même des groupes qui sont venus de Suisse. La collec­tion inté­resse aussi les conser­va­teurs de musée. Par exemple, nous avons prêté des tableaux au musée d’Or­say », commente Jérôme Toma­selli qui s’est entouré de deux char­gés de collec­tion pour animer les lieux au quoti­dien. « Moi, je m’oc­cupe surtout des achats. Ça, je sais faire ! », plai­sante le collec­tion­neur compul­sif qui a réalisé « pas mal d’ac­qui­si­tions d’œuvres majeures ces derniers temps ».

Il vient notam­ment de rapa­trier de New York un tableau de l’ar­tiste Pierre Boni­rote. Et Jérôme Toma­selli a beau avoir revendu, il y a trois ans, une ancienne boîte d’édi­tion de logi­ciels puis réinjec­ter des fonds dans sa passion pour les peintres lyon­nais, les factures s’alour­dissent vite quand on parle de toiles factu­rées « en centaines de milliers d’eu­ros » pour les plus cotées.

« Je ne me suis jamais posé la ques­tion de combien j’ai investi dans ma collec­tion, mais c’est énorme. D’ailleurs, l’idée est de finan­cer les futurs achats par des ventes d’œuvres de ma collec­tion, même si je n’aime pas me sépa­rer de tableaux. » Mais il faut bien faire quelques conces­sions.

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