Marion Ménard et Mariya Todo­rova, le musée Paul Dini n’en finit pas de gran­dir

Marion Ménard et Mariya Todorova, musée Paul Dini Marion Ménard (à droite) et Mariya Todorova (à gauche) © Musée Paul Dini

Pari réussi pour le musée muni­ci­pal Paul Dini à Ville­franche-sur-Saône. Quand l’en­tre­pre­neur lyon­nais qui a fait fortune dans la presse gratuite décide de donner sa collec­tion, il choi­sit volon­tai­re­ment le Beaujo­lais, consi­dé­rant que Lyon béné­fi­cie déjà d’une offre cultu­relle impor­tante et qu’elle sera plus utile en pays cala­dois.

Ça tombe bien, la ville veut aussi relan­cer son ancien musée datant de 1863 et dispo­sant de réserves impor­tantes. En deux temps, deux bâti­ments sont restau­rés, l’an­cienne Halle aux blés en 1999 puis une ancienne usine textile en 2005.

Muguette et Paul Dini multi­plient les dona­tions : 400 œuvres pour commen­cer autour d’un pano­rama de la créa­tion artis­tique dans le Rhône du milieu du XIXe siècle à nos jours. Régu­liè­re­ment, les époux Dini complètent la collec­tion et viennent au musée.

1 000 œuvres des époux Dini

« Leurs dons concernent désor­mais des artistes de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes. On en est à 1 000 œuvres dont les dernières appor­tées en 2021 pour les 20 ans du musée. Nous avons reçu aussi d’autres dona­tions d’ar­tistes, Anne et Michel Bosse-Platière, par exemple. Nous présen­tons 1 600 pièces et nous dispo­sons d’un budget d’ac­qui­si­tion », expliquent Marion Ménard et Mariya Todo­rova, direc­trice et direc­trice adjointe du musée.

Le musée Paul Dini accueille autour de 20 000 visi­teurs par an et 9 000 scolaires de l’ag­glo­mé­ra­tion de Ville­franche. « Nous avons une iden­tité assez forte sur des sujets par forcé­ment trai­tés à Lyon. Nous sommes très tour­nés vers les familles, les écoles et les entre­prises. On propose aussi des événe­ments hors les murs. Le mois prochain, on mettra en valeur 10 jeunes artistes de l’Ate­lier du Grand Large », ajoute Marion Ménard.

Et déjà, une nouvelle exten­sion se profile avec l’achat d’un bâti­ment de 300 m2, à la fois pour agran­dir les réserves, mais aussi pour « amélio­rer la fonc­tion­na­lité et les usages des espaces ouverts au public, avec une librai­rie et des boutiques. On a bon espoir de fina­li­ser le projet en 2024 », conclut Marion Ménard.

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