Sylvie Ramond, portée par une fréquen­ta­tion record

Sylvie Ramond Sylvie Ramond © Susie Waroude

Sylvie Ramond est une direc­trice comblée. Non seule­ment la fréquen­ta­tion du Musée des Beaux-Arts qu’elle dirige depuis 20 ans a bondi de 17 % l’an dernier, dépas­sant les 343 000 visi­teurs, mais le rajeu­nis­se­ment du public se confirme avec 40 % de visi­teurs de moins de 26 ans dans les deux musées du Pôle des musées d’arts de Lyon (MBA/MAC) qu’elle chapeaute.

Les deux semaines de gratuité déci­dées par la Ville de Lyon pour cause de cani­cule et la Coupe du monde de rugby ont contri­bué à cette crois­sance. Mais aussi, « la program­ma­tion ciblée avec les nocturnes, les rencontres/confé­rences et la colla­bo­ra­tion pérenne avec les établis­se­ments de l’en­sei­gne­ment supé­rieur de la Métro­pole, de l’ap­pren­tis­sage aux grandes écoles ».

Et, d’ores et déjà, l’an­née 2024 s’an­nonce bien remplie avec, en point d’orgue le congrès mondial d’his­toire de l’art en juin à la Cité inter­na­tio­nale, en même temps que l’ex­po­si­tion Mondes connec­tés qui commence au musée, le 21 juin.

L’ef­fet déclen­cheur du premier Pous­sin

Autre temps fort, la pour­suite de la mise en valeur des collec­tions du musée. « Nous voulons mieux commu­niquer sur la richesse de nos collec­tions et sortir des réserves des œuvres que le public ne connaît pas », explique Sylvie Ramond.

En paral­lèle, la poli­tique d’ac­qui­si­tions, accom­pa­gnée par le Cercle Pous­sin, se pour­suit. « Les entre­prises restent fidèles depuis 2008 et l’ac­qui­si­tion du premier Pous­sin a eu un effet déclen­cheur. On a pu acqué­rir toute une série de trésors natio­naux grâce à cette poli­tique de mécé­nat. Nous avons vrai­ment des struc­tures qui nous accom­pagnent dans la durée », pour­suit Sylvie Ramond.

Elle pousse les feux aussi à l’ex­té­rieur : « c’est essen­tiel de faire rayon­ner le musée hors de ses murs, comme avec Le Poème de l’âme de Louis Janmot au Musée d’Or­say, d’être au plus près des publics, de présen­ter nos collec­tions dans d’autres espaces. Bref, d’être un musée qui vit, qui n’est pas figé, qui est dans l’échange », conclut Sylvie Ramond.

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