Alexandre Vincen­det exclu du groupe LR à l’As­sem­blée natio­nale

Le député de la 7e circonscription du Rhône, Alexandre Vincendet, a été exclu ce mercredi du groupe LR à l’Assemblée nationale. L’ancien maire de Rillieux-la-Pape et ex-président des Républicains du Rhône, très souvent jugé Macron-compatible, paie son rapprochement avec Edouard Philippe et le parti Horizons. Il dénonce de son côté des manœuvres autoritaires de Laurent Wauquiez.
Alexandre Vincendet © Alan Thurm

Alexandre Vincen­det ne fait plus partie du groupe LR à l’As­sem­blée natio­nale. Selon les infor­ma­tions du Figaro, le député de la 7e circons­crip­tion du Rhône a été exclu ce mercredi du groupe Les Répu­bli­cains après avoir annoncé sa parti­ci­pa­tion à une réunion publique du parti Hori­zons, d’Edouard Philippe, en vue des prochaines élec­tions euro­péennes.

Les dépu­tés LR, réunis ce mercredi en bureau du groupe, ont voté cette exclu­sion à main levée, à 13 voix « pour » et 2 « contre », rapporte au quoti­dien l’en­tou­rage d’Oli­vier Marleix, président du groupe LR.

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Le député du Rhône paie donc ici sa trop grande proxi­mité avec Edouard Philippe. En octobre dernier, l’ex-président des Répu­bli­cains du Rhône avait orga­nisé une rencontre à Lyon entre l’an­cien Premier ministre et une quaran­taine d’élus de la région lyon­naise.

« Je pense qu’E­douard Philippe est l’un de ceux qui a le plus de chance de diri­ger aux desti­nées de ce pays, donc j’es­saie d’ap­por­ter ma pierre à l’édi­fice  », indiquait alors Alexandre Vincen­det.

L’an­cien maire de Rillieux-la-Pape s’ima­gi­nait bien jouer les agents de liai­son d’Edouard Philippe à Lyon, dans le même rôle qu’un Gérard Collomb auprès d’Em­ma­nuel Macron avant son élec­tion à l’Ely­sée. « La poutre travaille encore », confiait-il d’ailleurs quelques jours plus tard au Club de la presse, repre­nant, dans un grand sourire, la formule d’Edouard Philippe à propos de la recom­po­si­tion poli­tique provoquée par Emma­nuel Macron en 2017.

Alexandre Vincen­det : « Une dérive auto­ri­taire sous l’im­pul­sion de Laurent Wauquiez »

Ce rappro­che­ment a profon­dé­ment agacé dans les rangs des Répu­bli­cains. « Chez nous, il ne peut pas y avoir de double appar­te­nance, préve­nait Eric Ciotti mardi dans les colonnes du Figaro. Alexandre Vincen­det joue depuis trop long­temps une forme d’am­bi­guïté. Il faut qu’il décide une bonne fois pour toutes où il se trouve. Sinon, nous allons le faire pour lui. » La sanc­tion est main­te­nant tombée.

Contacté par le quoti­dien, l’an­cien conseiller de la Métro­pole de Lyon évoque un « procès stali­nien » et dénonce les agis­se­ments du président de région Laurent Wauquiez, respon­sable selon lui, de son évic­tion. 

« Je n’ai même pas eu accès au dossier à charge contre moi. Cela montre qu’en fait il y a une prise d’otage, une dérive auto­ri­taire sous l’im­pul­sion de Laurent Wauquiez. Il y a une volonté de la part de ses soutiens de commen­cer une purge au sein du parti. Je l’ai toujours assumé, je ne crois pas à Laurent Wauquiez pour l’élec­tion prési­den­tielle » insiste-t-il dans les colonnes du Figaro.

En faveur d’une alliance avec les macro­nistes

En déli­ca­tesse avec le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le député jugé Macron-compa­tible depuis son élec­tion au Palais Bour­bon en 2022, milite depuis plusieurs mois pour une large alliance avec les troupes macro­nistes.

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« Je plaide pour un grand rassem­ble­ment. Il faut impul­ser cette ligne et arri­ver à s’en­tendre  », expliquait-il, en septembre dernier, en marge d’une séance de dédi­caces de Nico­las Sarkozy, lui aussi sur cette même ligne, chez Decitre Belle­cour.

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