Chris­tophe Fargier dévoile les ambi­tions natio­nales de Ninkasi

En marge de l’ouverture de Ninkasi Cordeliers, à la place du Hard Rock Café en Presqu’île, Christophe Fargier, le fondateur de l’enseigne lyonnaise « bière, burger, musique », détaille les nouvelles ambitions nationales du groupe. Ninkasi doit prochainement ouvrir à Montpellier, Lille, Metz ou Besançon et entend se faire une place dans les grandes surfaces.
Christophe Fargier Ninkasi Christophe Fargier © Gaetan CLEMENT

Ninkasi reprend ses marques en Presqu’île. L’en­seigne lyon­naise a ouvert son nouvel établis­se­ment fin février près des Corde­liers, à la place de l’an­cien Hard Rock Café. Avec 900 m2 de surface (et 450 m2 au sous-sol), ce nouveau restau­rant peut accueillir jusqu’à 250 couverts, et s’im­pose comme le deuxième plus grand restau­rant Ninkasi après celui d’OL Vallée, à côté du Grou­pama Stadium à Décines.

Géré en fran­chise par le duo Mathieu Cochard et Thibault Salvat, déjà aux manettes du Hard Rock Café, ce nouveau projet tombe à pic pour le groupe, quatre mois après la ferme­ture pour travaux du Ninkasi Gerland et de sa salle de concerts pour deux ans.

Mathieu Cochard et Chris­tophe Fargier © Maxime Feuillet

« Nous sommes très heureux de pouvoir reve­nir en Presqu’île, où nous avions ouvert trois établis­se­ments qui ont fermé, témoigne Chris­tophe Fargier, fonda­teur de l’en­seigne en 1997. Nous envoyons un signal posi­tif après la ferme­ture de Gerland et reve­nons dans un lieu qui va permettre de faire rayon­ner le concept Ninkasi dans toutes ses dimen­sions, avec une très belle salle de concerts de 300 places pour faire vivre notre projet musi­cal. »

Le diri­geant compte aussi s’ap­puyer sur l’ex­pé­rience du duo Mathieu Cochard – Thibault Salvat, aussi à la tête du Grand Réfec­toire, de l’Of­fi­cine et des restau­rants Ciao Nonna à Vénis­sieux et à la Part-Dieu, pour faire tour­ner ce nouvel établis­se­ment. 

« Nous sommes très contents du lance­ment, les retours sont posi­tifs. On table sur un chiffre d’af­faires de 3,6 millions d’eu­ros cette année, contre 3 millions d’eu­ros l’an passé pour le Hard Rock Café, qui était en perte de vitesse sur Lyon », complète Mathieu Cochard.

Des ouver­tures hors des fron­tières régio­nales

Avec ce nouvel établis­se­ment, le 26e du groupe (23 dans la région, 2 en Bour­gogne et 1 en Norman­die), Ninkasi réaf­firme ses ambi­tions de déve­lop­pe­ment. Et compte bien conqué­rir le marché français hors des fron­tières régio­nales. 

« Nous sommes connus et iden­ti­fiés dans la région, mais notre gros chal­lenge désor­mais, c’est de gagner en noto­riété et confor­ter notre présence sur le terri­toire natio­nal », annonce Chris­tophe Fargier.

Après Rouen en 2023, Ninkasi va ouvrir des établis­se­ments en fran­chise à Mont­pel­lier en juin, à Lézennes, dans la banlieue lilloise près du Grand Stade en juillet, et prévoit de s’im­plan­ter d’ici début 2025, à Metz, Besançon, Grenoble et Rennes, toujours en fran­chise.

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« Nous regar­dons aussi sur Paris. Ce n’est pas une obses­sion, même si ce sera un passage obligé pour accroître notre noto­riété au niveau natio­nal, juge Camille Vidal, respon­sable du déve­lop­pe­ment du réseau Ninkasi. Il faut trou­ver le bon parte­naire et nous n’avons pas de projet immi­nent.  »

À l’heure actuelle, le groupe gère 9 restau­rants en propre et 15 en fran­chise. « Sur le réseau en propre, on va se concen­trer sur la réou­ver­ture de Gerland qui va être un gros morceau, avec un inves­tis­se­ment à hauteur de 4 millions d’eu­ros, prolonge Chris­tophe Fargier. À terme, les établis­se­ments en propre ne repré­sen­te­ront que 20% du réseau. »

Accroître les ventes des bières et alcools Ninkasi en grande surface

S’il s’ap­puie sur un réseau de fran­chi­sés pour ses nouvelles ouver­tures, le groupe cible en paral­lèle ses efforts sur la produc­tion et la distri­bu­tion de ses bières et spiri­tueux. « C’est une acti­vité qui repré­sente aujourd’­hui 10 millions d’eu­ros, soit le tiers du chiffre d’af­faires du groupe (hors fran­chi­sés), mais on compte bien doubler nos ventes dans la grande distri­bu­tion d’ici 2027 », souligne Chris­tophe Fargier.

L’en­seigne lyon­naise, déjà présente dans les maga­sins Leclerc et dans les réseaux Mono­prix, Fran­prix et Casino, s’est ados­sée au distri­bu­teur IBB, qui a réussi à faire gran­dir ces dernières années la bras­se­rie du Mont-Blanc. « Ils sont convain­cus qu’ils pour­ront faire de Ninkasi une belle marque natio­nale », commente Chris­tophe Fargier.

Christophe Fargier dirigeant de Ninkasi
Chris­tophe Fargier © Gaetan Clément

Pour renfor­cer sa présence dans les super­mar­chés, le bras­seur lyon­nais vient d’in­ves­tir 30 millions d’eu­ros dans sa nouvelle bras­se­rie-distil­le­rie à Tarare, mise en service en 2023, et va gonfler sa gamme de bières et d’al­cools dédiés aux cock­tails (whisky, gin, vodka).

« Nous voulons bascu­ler sur ce nouveau modèle sur la produc­tion et distri­bu­tion qui doit nous permettre d’être plus robuste et moins dépen­dant de l’ac­ti­vité des établis­se­ments. C’est un choix assumé, insiste le groupe. Le cœur du réac­teur sera la fabrique de Tarare. Elle doit nous permettre demain, de deve­nir une grande marque de bière natio­nale. »

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