Paredes-Orapi : Un record et une mauvaise surprise pour François Thuilleur

Alors que le groupe Paredes-Orapi est officiellement né le 15 mars pour créer le nouveau numéro 1 français de l'hygiène professionnelle, les deux entreprises lyonnaises affichent des résultats opposés en 2023 : une année record pour Paredes, une « mauvaise année » pour Orapi.
François Thuilleur, le patron de Paredes-Orapi

Le groupe Paredes-Orapi, fruit de l’union des deux spécia­listes lyon­nais des produits d’en­tre­tien et de nettoyage pour les profes­sion­nels, a offi­ciel­le­ment été créé vendredi 15 mars pour former le numéro 1 français du secteur avec 1600 colla­bo­ra­teurs (dont 75% des effec­tifs en France) et un chiffre d’af­faires de 415 millions d’eu­ros.

Ce mariage inter­vient alors que les deux entre­prises ont connu des exer­cices 2023 très contras­tés. D’un côté, Paredes a enre­gis­tré une perfor­mance record avec un chiffre d’af­faires en légère crois­sance de 217 millions d’eu­ros et surtout un ebitda de 17 millions d’eu­ros.

« L’an­née a été histo­rique sur le plan de la renta­bi­lité. Et j’ai envie de dire heureu­se­ment que l’on a ces résul­tats, vu les inves­tis­se­ments réali­sés par Paredes », commente François Thuilleur, le patron de Paredes-Orapi.

Ce dernier fait réfé­rence aux 18 millions d’eu­ros inves­tis l’an dernier par Paredes (notam­ment dans un nouveau site commer­cial et logis­tique en Ille-et-Vilaine) et bien sûr par le rachat d’Orapi valo­ri­sée à 83 millions d’eu­ros.

« On ne s’at­ten­dait pas à des résul­tats aussi mauvais »  

De son côté, le groupe Orapi, vendu à Paredes par son fonda­teur Guy Chif­flot, a connu un exer­cice 2023 très compliqué, bouclé par une stag­na­tion de l’ac­ti­vité et une perte impor­tante de 18,8 millions d’eu­ros. Une perte qui relève de dépré­cia­tions d’ac­tifs non rentables, et non d’une dégra­da­tion en tant que telle de la renta­bi­lité de l’en­tre­prise qui affiche, par ailleurs, une tréso­re­rie de 13,2 millions d’eu­ros à fin 2023 (contre 9,1 millions d’eu­ros à fin 2022).

« Les résul­tats sont moins bons que prévu, et pour tout dire on ne s’at­ten­dait pas à des résul­tats aussi mauvais », avoue François Thuilleur, qui ne cache pas une mauvaise surprise : « Quand on « rentre » une société, il y a toujours un déca­lage entre ce qui est présenté et ce que l’on découvre. C’est la situa­tion que l’on trouve chez Orapi, c’est comme ça… Mais on ne regrette pas l’achat », pour­suit le diri­geant qui annonce l’en­ga­ge­ment d’un plan de retour­ne­ment dont l’objec­tif prin­ci­pal est le retour à l’équi­libre « dans les 3 ans ».

Pour cela, le nouveau proprié­taire va notam­ment passer en revu les filiales à l’étran­ger d’Orapi qui enre­gistrent toutes des chiffres d’af­faires en baisse « en raison de problèmes de mana­ge­ment et du diffi­cile main­tien de la compé­ti­ti­vité des produits de main­te­nance de niche dans un contexte infla­tion­niste ».

Alors que le nouveau groupe Paredes-Orapi réalise envi­ron 10% de ses ventes à l’in­ter­na­tio­nal – « ce qui est rela­ti­ve­ment peu », souligne François Thuilleur -, l’objec­tif est désor­mais de deve­nir un leader euro­péen.

En plus du marché italien déjà investi par Paredes, le diri­geant cible les pays limi­trophes : Alle­magne, Bene­lux, Suisse et Espagne. « A terme, l’objec­tif est d’ac­com­pa­gner nos clients dans toute l’Eu­rope. L’idée est donc de réali­ser dans le futur des acqui­si­tions dans ces pays pour s’im­plan­ter », annonce François Thuilleur.

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