Baudouin Saint Olive, la dernière banque fami­liale indé­pen­dante

Lyon Décideurs va à la rencontre des 20 banquiers qui comptent à Lyon. Portrait de Baudouin Saint Olive, dirigeant de la Banque Saint Olive.
Baudouin Saint Olive, dirigeant de la Banque Saint Olive Baudouin Saint Olive © DR

« Nous sommes une des dernières banques fami­liales indé­pen­dantes en France, constate Baudouin Saint Olive. C’est le fruit d’une histoire et d’un parcours de plus de deux siècles, parsemé de guerres et de multiples crises. Pour être toujours là, il faut savoir résis­ter aux modes, dire non parfois et avoir du bon sens. » S’il a commencé chez Pari­bas, au siège à Paris, de 1986 à 1990, Baudouin Saint Olive a vite rejoint la banque fami­liale, instal­lée rue Dugues­clin dans le 6e.

Avec son cousin germain, Henri Saint Olive, il est aux manettes de la banque qui a vu le jour en 1809. Ce qui fait d’elle la plus ancienne banque de la place, 100 % lyon­naise et fami­liale depuis que les Saint Olive ont racheté les 30 % déte­nus par CIC Lyon­naise de Banque.

À son cousin, la prési­dence du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion ; à Baudouin Saint Olive, la prési­dence des socié­tés de gestion, Saint Olive Gestion et Saint Olive Compa­gnie. Repré­sen­tants de la 7e géné­ra­tion, ils ont d’ores et déjà accueilli la 8e géné­ra­tion à travers Louis, fils d’Henri. D’autres suivront peut-être un jour.

« Nous travaillons dans la discré­tion » 

Avec une cinquan­taine de colla­bo­ra­teurs, dont une ving­taine de gestion­naires de patri­moine au service de 3 000 clients envi­ron, la Banque Saint Olive, qui dispose aussi d’un bureau à Paris, affiche 4,5 milliards d’eu­ros d’ac­tifs sous gestion, dont 1,5 milliard de fonds collec­tifs gérés par ses soins.

Elle gère une tren­taine de fonds au total. « Nous sommes unique­ment une banque privée, nous n’avons pas d’ac­ti­vité de banque commer­ciale, rappelle Baudouin Saint Olive. Ce qui compte, c’est de bien comprendre ce que les clients attendent de nous et ce que nous leur propo­sons pour répondre à leurs besoins. Nous travaillons dans la discré­tion. C’est une posture assu­mée. Nous ne sommes pas dans un déve­lop­pe­ment forcené. Nous restons à taille humaine. C’est un atout par rapport à de grands groupes. »

Le patron de la Banque Saint Olive constate que le métier de banquier a beau­coup évolué. « Notre acti­vité est de plus en plus enca­drée pour proté­ger l’épar­gnant avec des règles voulues par le légis­la­teur. Le paysage s’est concen­tré aussi. Mais notre indé­pen­dance fami­liale, notre vision de long terme et notre histoire font que nous pouvons comp­ter sur des clients fidèles. »

L’aven­ture, commen­cée voici 215 ans, a encore de beaux jours devant elle. 

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