Daniel Karyo­tis, une carrière rouge et bleu

Lyon Décideurs va à la rencontre des 20 banquiers qui comptent à Lyon. Portrait de Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes
Daniel Karyotis, directeur général de la Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes Daniel Karyotis © DR

Daniel Karyo­tis a l’ha­bi­tude de dire que l’on entre dans le monde de la banque soit par atavisme fami­lial, soit par hasard. « Et dans mon cas, c’est par hasard », sourit le direc­teur géné­ral de la Banque Popu­laire Auvergne-Rhône-Alpes, à la tête d’un établis­se­ment de 3 300 colla­bo­ra­teurs qui reven­dique un million de clients et réalise un produit net bancaire (le chiffre d’af­faires des banques) d’en­vi­ron 800 millions d’eu­ros par an, avec 330 agences sur le terri­toire.

Diplômé de Sciences Po Paris, il boucle son cursus par un troi­sième cycle d’ana­lyse écono­mique et finan­cière au début des années 1980. « Ma moti­va­tion première était de comprendre le fonc­tion­ne­ment des marchés finan­ciers, car c’était quelque chose qui était en plein essor. Mais je n’ai jamais voulu y faire carrière, je ne suis pas “câblé” pour cela. Je me suis donc dirigé vers le secteur bancaire », rejoue celui qui débute en 1985 à la Société Géné­rale avant de rejoindre Stan­dard & Poor’s. Il intègre ensuite la Caisse d’Épargne au début des années 1990, pour ne plus jamais quit­ter le groupe BPCE né de la fusion avec le réseau Banque Popu­laire.

« Un poten­tiel de crois­sance impor­tant »

Au sein du groupe rouge et bleu, Daniel Karyo­tis multi­plie les postes de direc­tion : direc­teur géné­ral de la Caisse d’Épargne du Pas-de-Calais (1998), président du direc­toire de la Caisse d’Épargne Cham­pagne-Ardenne (2001), président du direc­toire de la banque privée Pala­tine (2007), direc­teur géné­ral en charge des finances, des risques et des opéra­tions du groupe BPCE (2012) avant d’être nommé à Lyon en 2016 avec pour mission de pilo­ter la fusion des Banque Popu­laire Loire et Lyon­nais, du Massif central et des Alpes pour former la Banque Popu­laire Auvergne-Rhône-Alpes.

« Il a fallu deux bonnes années pour tout mettre en place. Cette fusion de trois établis­se­ments était un chal­lenge compliqué et palpi­tant qui a été mené dans la séré­nité », commente Daniel Karyo­tis, qui, fort de son parcours, se propose en 2022 pour le poste de grand patron du groupe BPCE.

Il fait partie des deux derniers noms rete­nus par le comité des nomi­na­tions du groupe mutua­liste, mais c’est fina­le­ment l’an­cien direc­teur géné­ral de Natixis, Nico­las Namias, qui est intro­nisé à la prési­dence du direc­toire. « J’ai été très déçu, évidem­ment, mais je respecte le choix du conseil de surveillance. Et je n’ai eu aucun état d’âme à me remettre dans le projet de la Banque Popu­laire Auvergne-Rhône-Alpes qui a un poten­tiel de crois­sance impor­tant », affirme-t-il.

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