EXCLUSIF. Aéro­port Lyon-Saint Exupéry : Cédric Fech­ter va succé­der à Tanguy Berto­lus

Info Lyon Décideurs. Le successeur de Tanguy Bertolus à la tête des Aéroports de Lyon est connu. Cédric Fechter prendra ses fonctions prochainement. C’est un retour à Lyon pour ce manager du groupe Vinci qui a dirigé Rhônexpress avant de travailler aux côtés de Tanguy Bertolus à Saint Exupéry puis de diriger l’aéroport de Stockholm entre 2020 et 2022.
Cédric Fechter Cédric Fechter © Vinci

Retour lyon­nais pour Cédric Fech­ter. Dans quelques jours, il pren­dra ses fonc­tions à la tête des Aéro­ports de Lyon, succé­dant à Tanguy Berto­lus dont le mandat de président du direc­toire se termine fin mars. Une succes­sion en douceur, les deux hommes se connais­sant bien pour avoir travaillé ensemble à la tête des aéro­ports lyon­nais, entre fin 2017 et septembre 2020.

Cédric Fech­ter était direc­teur géné­ral de Lyon Aéro­ports aux côtés de Tanguy Berto­lus, président du direc­toire. Cédric Fech­ter avait ensuite rejoint la direc­tion de l’aé­ro­port de Stock­holm comme CEO, jusqu’à l’été 2022, prenant -à cette date- des fonc­tions chez Vinci Conces­sions, de direc­tion du dépar­te­ment éner­gie solaire.

9,99 millions de passa­gers en 2023 à Lyon-Saint Exupéry

Cédric Fech­ter a inté­gré le groupe Vinci voici 16 ans tout juste, en mars 2008, d’abord chez Vinci Cons­truc­tion puis chez Vinci Airports à partir de 2010, comme direc­teur finan­cier des aéro­ports du Sud-Est, puis direc­teur de Rhônex­press (2012–2014), puis à la tête de 5 aéro­ports régio­naux du Sud-Est de la France, de septembre 2014 à 2017.

Il a aussi été président non exécu­tif de l’aé­ro­port de Pris­tina au Kosovo. Avant d’in­té­grer le groupe Vinci, Cédric Fech­ter, diplômé d’ESCP Busi­ness School à Paris, a commencé sa carrière comme audi­teur chez EY puis chez Alcan.

Il avait quitté Lyon en pleine crise covid, avec un trafic en chute de 70% après une année 2019 record pour Saint-Exupéry à 11,7 millions de passa­gers. Depuis, la plate­forme aéro­por­tuaire lyon­naise remonte la pente : 4,5 millions de passa­gers en 2021, 8,5 millions en 2022 et pratique­ment 10 millions en 2023.

Selon les chiffres publiés par l’UAF (Union des aéro­ports français) mercredi, Lyon Saint-Exupéry a accueilli 9,99 millions de passa­gers l’an dernier, soit une progres­sion de + 16,7%. Le trafic reste encore infé­rieur de 14,9% à celui de 2019.

Dans les aéro­ports régio­naux, Nice reste en pole posi­tion avec 14,2 millions (+ 17,1% et – 2% par rapport à 2019) devant Marseille à 10,8 millions (+ 18,1% et + 6,4% par rapport à 2019). Lyon conserve sont range de 3e aéro­port en région, ne parve­nant pas à repas­ser devant Marseille qu’il distançait avant la crise Covid.

En revanche, les suivants restent loin derrière Lyon (Bâle-Mulhouse à 8 millions, Toulouse à 7,8 millions, Bordeaux et Nantes à 6,5 millions).

6 ans et demi à la tête de Saint-Exupéry

Arrivé à Lyon à l’au­tomne 2017, Tanguy Berto­lus sera resté presque 6 ans et demi, président du direc­toire des Aéro­ports de Lyon. Il a commencé sa carrière chez Aéro­ports de Paris où il est resté 9 ans avant d’in­té­grer Vinci Conces­sions en 2008 et d’oc­cu­per des fonc­tions de direc­tion chez Cambo­dia Airports.

En 2011, il devient direc­teur tech­nique de Vinci Airports, super­vi­sant les projets d’in­ves­tis­se­ments des aéro­ports du groupe. Il est nommé entre Rhône et Saône à la suite de la priva­ti­sa­tion de l’aé­ro­port lyon­nais, désor­mais détenu à 60% par le consor­tium ADL Parti­ci­pa­tions (Vinci Airports, Caisse des Dépôts, Crédit Agri­cole).

Les autres action­naires des Aéro­ports de Lyon sont la CCI Lyon Métro­pole (25%), la Métro­pole de Lyon (7%), le dépar­te­ment du Rhône (3%) et la Région Auvergne-Rhône-Alpes 5%.

➔ 🎥 En vidéo : le Grand Entre­tien de Tanguy Berto­lus

Sous le mandat de Tanguy Berto­lus, Lyon-Saint Exupéry a reçu le prix du meilleur aéro­port en 2019 (caté­go­rie 10–25 millions de passa­gers) décerné par l’ACI (l’as­so­cia­tion des aéro­ports euro­péens) pour « son effi­ca­cité opéra­tion­nelle, la qualité de service et la crois­sance durable  ».

L’aé­ro­port lyon­nais vise le zéro émis­sion nette carbone en 2026. Il est aussi site pilote au sein des aéro­ports du groupe pour tester l’usage de l’hy­dro­gène. Une impor­tante centrale solaire en ombrières sur les parkings de l’aé­ro­port, sur une surface de 15 hectares, va aussi voir le jour. Arrivé à la fin du gros chan­tier des travaux de réno­va­tion du termi­nal 1, Tanguy Berto­lus s’en va alors que celui du termi­nal 2 devrait se termi­ner courant 2024.

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