Le Cercle de l’Union : la tradi­tion des grands cercles anglais

Plus de 100 ans après sa création, le Cercle de l’union rassemble 450 membres et revendique d’être le plus important cercle provincial. Il accueille en permanence des personnalités du monde politique, économique ou littéraire. Attaché à certaines traditions, il défend des valeurs d’amitié, de convivialité et son côté intergénérationnel.
Olivier Ginon, Nicolas Tavernost et Xavier Ginon Olivier Ginon, Nicolas Tavernost et Xavier Ginon © DR

« Nous avons accueilli 33 nouveaux membres l’an dernier », explique Baudouin Saint Olive, président du Cercle de l’Union depuis plus de 10 ans et par ailleurs diri­geant de la plus ancienne banque privée lyon­naise du même nom.

Des arri­vées qui illus­trent la bonne santé du très select Cercle de l’Union, plus que cente­naire, et né de la fusion en 1917 de trois cercles, eux-mêmes nés au XIXe siècle (Cercle du Divan, Jockey Club et Cercle de Lyon). « Nous nous inscri­vons dans la tradi­tion des grands cercles anglais qui perdurent dans le temps, précise Baudouin Saint Olive. Et nous avons des accords de réci­pro­cité avec des cercles pari­siens et à l’étran­ger, partout en Europe, mais aussi en Austra­lie, Chine ou encore Singa­pour ».

L’idée : permettre à ses membres en dépla­ce­ment profes­sion­nel de dispo­ser d’un bureau, de salles pour des réunions et d’une chambre pour dormir.

Si le Cercle de l’Union ne dispose pas de chambres sur place, il a passé un accord avec un établis­se­ment de la place.

Hormis l’as­pect hôte­lier, le Cercle de l’Union a réussi sa trans­for­ma­tion. « Sur 1 000 m2 répar­tis sur deux niveaux, nous dispo­sons de 9 salons entiè­re­ment réno­vés et d’un bar. Nous avons aussi une terrasse exté­rieure, un salon de cowor­king et une équipe de restau­ra­tion, la Table du Cercle, d’une dizaine de personnes. Nous sommes une vraie PME et sans aucun doute le plus gros cercle provin­cial de France », ajoute Baudouin Saint Olive.

Savoir-être et respect des tradi­tions

Outre le déjeu­ner des actifs le 1er lundi de chaque mois, le Cercle de l’Union orga­nise aussi un dîner par semaine. En dehors de ses réunions statu­taires, les confé­rences sont nombreuses.

En l’es­pace de quelques jours, il a accueilli en mars, David Lisnard, maire de Cannes et président de l’AMF (Asso­cia­tion des maires de France) issu de LR mais qui a créé son propre parti poli­tique (soucieux de faire entendre sa voix dans la pers­pec­tive de 2027…), ainsi que Nico­las de Taver­nost, président de M6 pour quelques semaines encore.

Les anciens Premiers ministres Bernard Caze­neuve et Edouard Philippe sont passés par le 27, place Belle­cour, tout comme Hubert Vedrine ou Henri de Castries, quand il diri­geait Axa.

De la poli­tique à l’éco­no­mie ou la litté­ra­ture, le Cercle de l’Union n’a pas de diffi­cul­tés à atti­rer les têtes d’af­fiche. Et ce dans la plus grande discré­tion.

De gauche à droite : M. P. Rosier, M. Visseaux, F. Frèrejean, M. Balaÿ, O. Magnin, H. Krati­roff, G. Gontard

Le Cercle de l’Union vit aussi à travers ses sections : chasse, golf, tennis, cycle, auto­mo­bile ; œnolo­gie et cigare. Mais, signe des temps, la section « jeux de cartes » a disparu. « Nous ne sommes pas un cercle de busi­ness, plaide Baudouin Saint Olive. Nous prônons avant tout des valeurs d’ami­tié et de convi­via­lité. Ce sont les valeurs humaines qui prédo­minent, un savoir être, un attrait pour certaines tradi­tions, comme le port de la cravate. Cela traduit notre affi­lia­tion aux cercles d’ori­gine anglaise ».

Si les membres du Cercle de l’Union sont exclu­si­ve­ment des hommes, les femmes peuvent parti­ci­per aux confé­rences et autres événe­ments orga­ni­sés par le Club. Le Cercle de l’Union est-il le plus lyon­nais qui soit ? « Le fait d’avoir un nom lyon­nais n’est pas un prérequis. Chacun utilise le Cercle comme il veut. Nous avons bien évolué au fil du temps dans le respect des tradi­tions. Le Cercle corres­pond aux attentes de ces membres, de toute géné­ra­tion », conclut Baudouin Saint Olive.

La bonne raison d’y aller 

« Nos diffé­rentes sections (chasse, golf, tennis, cycle, auto­mo­bile, œnolo­gie et cigare) permettent à tous nos membres de mieux se connaître par rapport à des passions et de créer des liens de façon inter­gé­né­ra­tion­nelle. Ainsi, la section golf qui avait remporté l’an dernier la compé­ti­tion entre cercles pari­siens, anglais et nous, va accueillir tous ses homo­logues en juin prochain à Villette d’An­thon. »

Les + du réseau 

  • Les échanges inter­gé­né­ra­tion­nels autour des membres du Cercle de l’union débouchent sur des liens d’ami­tié.
  • Le Cercle est le reflet de la situa­tion écono­mique d’aujourd’­hui : il y a plus d’ac­ti­vi­tés de services repré­sen­tées, même si l’in­dus­trie est toujours présente.
  • Les accords de réci­pro­cité avec d’autres cercles, partout dans le monde, sont très appré­ciés.

Qui peut-on rencon­trer ?

Et aussi : Didier Pari­set (direc­teur de région SG Auvergne-Rhône-Alpes), Michel Bague­nault de Puchesse (direc­teur géné­ral de l’Insti­tut Mérieux), Richard Brumm (avocat, ancien adjoint aux finances), Bruno Lacroix (président de la Fonda­tion HCL), Étienne de Baecque (commis­saire-priseur)…

Antoine Delsol, notaire à Lyon

L’avis de

« Un cercle, tel que le Cercle de l’Union, ça n’existe que dans des villes dyna­miques. C’est impor­tant de s’im­pliquer et de connaître des gens diffé­rents. Le côté inter­gé­né­ra­tion­nel est essen­tiel, tout comme le fait d’évo­luer dans un univers entre vie profes­sion­nelle et vie person­nelle. Les conseils sont donnés gracieu­se­ment. Il n’y a pas de barrière profes­sion­nelle, ni de limite d’âge. On n’a pas besoin d’un statut. Le fait de se retrou­ver physique­ment sans télé­phone portable est appré­ciable. Il y en a pour tous les goûts. C’est un Cercle assez festif. La dimen­sion cultu­relle est inté­res­sante : visites de musées, voyages, concerts, spec­tacles. Le Cercle de l’union n’est pas élitiste. Les gens sont assez avenants et accueillants ».

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